TOUBA-United Kingdom

                                DAHIRA WAKAANA HAKANE HALEYNA NASROU MOUMININA-UNITED KINGDOM

Le Coran (Traduction)

Hadith- Sahih Bukhari...

1- Revelation

2- Belief

3- Knowledge

4- Ablutions (Wudu')

5- Bathing (Ghusl)

6- Menstrual Periods

7- Tayammum

8- Prayers

9- Virtues of the Prayer Hall

10- Times of the Prayers

11- Call to Prayers (Adhaan)

12- Characteristic of Prayer

13- Friday Prayer

14- Fear Prayer

15- The two festivals(Eids)

16- Witr Prayer ___________________________

RAMADAN (Xuratul Ayni)

 

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TAZAWWUDU-SH-SHUBBAN

LE VIATIQUE DE LA JEUNESSE

 

(Traité de Théologie,de jurisprudence

et de perfectionnement spirituel)

 

 

AVANT-PROPOS

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX.

Que DIEU, le TRES-HAUT, accorde la Paix a notre Maître

MOUHAMMAD et lui assure le Salut.

- Le début de cette oeuvre est béni, sa fin est agréée -

Nous sollicitons Ton Secours, ô Toi l'ASSISTANT !

C'est auprès de Toi que nous trouvons notre Assistance.

 

1. La plus faible des créatures, l'indigent spirituel envers son SEIGNEUR Qui

est l'OPULENT et le TOUT-PUISSANT

 

2. Mouhammad fils de son Maître Spirituel Mouhammad, qu'il soit préservé

dans les deux demeures de tout ennui, dit :

 

3. Louange à Celui Qui confère la faveur par la Théologie, la Jurisprudence et

le Soufisme sanctifiant

 

4. Prière sur celui qui nous a apporté la Foi (Al Imâm), la Soumission à DIEU

(al Islâm) et la Voie du Perfectionnement Spirituel (Al Ihsân)

 

5. En l'occurrence notre Seigneur MOUHAMMAD, sur sa famille et sur ses

compagnons, dans le Présent et dans le Futur

 

6. Sache qu'auprès du POURVOYEUR, je sollicite une versification qui

renferme le bonheur de la jeunesse

 

7. Une versification dans laquelle se succèdent respectivement trois

chapitres qui conduisent à la Droiture

 

8. Je l'ai intitulée : "LE VIATIQUE DE LA JEUNESSE, DANS L'OBEISSANCE AU

SOUVERAIN JUGE"

 

PREAMBULE

9. Ô vous la génération des jeunes ! Si vous redoutez la honte, faites

précéder l'action de la science

 

10. Commencez d'abord par les dogmes de la Coutume Prophétique, qui

sont exempts d'innovations et de controversies

 

11. Ensuite, (étudiez) la Jurisprudence et après ces deux, la science du

Soufisme, qui écarte les vices

 

12. Après cela, des instruments sont absolument indispensables à l'étude

de la Tradition (du Prophète) et des versets (du Saint Coran)

 

13. Come la Grammaire, la Prosodie, la Rhétorique, la Linguistique Arabe

et la Sémantique

 

 

14. Hâtez-vous tous alors vers la recherche du savoir et combattez vos

âmes charnelles pour la comprehension

 

15. Ne remettez pas la recherche du savoir à votre âge adulte, car cela

prive de l'éminence

 

16. Car la mort est imminente, implacable et affreuse, elle vient à

l'improviste et nul ne lui échappe

 

17. Quiconque ne se hâte pas dans sa jeunesse vers la quête du savoir, se

laissant à la gouverne de sa passion

 

18. Obtiendra très rarement le succès en cela (le savoir), car il aura perdu

ses aptitudes de jeunesse

 

19. Rendez-vous compte que les parties de la Religion de DIEU sont au

nombre de trois, sans controverse

 

20. D'abord la Confession de Foi (Al Imân), puis la Voie de la

Soumission à DIEU (AI Islâm) et après ces deux, la Voie du

Perfectionnement Spirituel (Al 1hsân) ; ne dormez point !

 

21. La première s'authentifie dans la Théologie, la seconde dans la

Jurisprudence qui est louable

 

22. Et la certification de la troisième se trouve dans le Soufisme, donc, les

réunir est nécessaire, sans hesitation

 

23. Il semble que la Théologie, dans une telle situation, constitue l'Ame de

la Religion de DIEU, le DETENTEUR DE LA MAJESTE

 

24. Son Corps étant l'Islam ou la Voie de la Soumission et le Soufisme, le

Vêtement par lequel Elle s'apprête

 

25. Tenez-vous à ce poème qui renferme les Principes de ces trois parties,

ainsi vous serez l'élite de votre generation

 

26. Je l'ai versifié au service de DIEU, le PRODUCTEUR, pour faciliter

l'accession à la Tradition de Celui qui est Choisi le Meilleur (Al Mukhtâr)

 

27. Sur lui la Meilleure Prière et le Meilleur Salut, sur sa famille et sur ses

compagnons, les purs, les nobles

 

28. Tant que l'aspirant (Al murîd) réalise le bonheur par l'obéissance aux

ordres de son Directeur Spirituel, sans conteste

 

29. Et tant que celui qui n'obéit pas, s'embusquera dans le filet de Iblîs

(Satan), qui est abusive

 

PREMIERE SECTION

LES PARTIES DE LA RELIGION OU CHAPITRE DES ARTICLES DE LA

FOI QUI PROCURENT DES AVANTAGES

30. Votre crédo consiste en la Profession de Foi en DIEU, aux ANGES qui

sont les Soldats de DIEU

 

31. En l'ensemble des LIVRES REVELES, en Son JOUR ULTIME, qui est le

Jour du Tumulte

 

32. En l'ensemble de Ses ENVOYES et au DECRET DIVIN, pour le bien

comme pour le mal, partout où il advient

 

PROFESSION DE FOI EN DIEU

33. Votre foi en votre SEIGNEUR est de certifier que Son EXISTENCE

(wujûd) est réelle

 

34. Puis qu'Il est PRIMORDIAL (Qidam) et n'a point de commencement et

qu'Il est SUBSISTANT (Baqâ) et n'a guère de fin

 

35. Qu'Il DIFFERE DE SES CREATURES, qu'Il SE SUFFIT A LUI -MEME

et qu'il est UNIQUE (Ahad), point Il ne s'assoupit

 

36. Il n'a point de second, ni dans Son Essence, ni dans Ses Actes, ni dans

Ses Attributs

 

37. Et que la PUISSANCE (Qudratu), de même que la VOLONTE (Irâdatu)

et la SCIENCE ( CIlm) Lui reviennent nécessairement référez-vous à la

source

 

38. De même que la VIE (Hayât), l'OUIE (SamC), la VUE (Baçar), puis la

PAROLE (Kalâm), la pensée est impuissante à L'imaginer

 

39. Et qu'Il est le PUISSANT, le VOLONTAIRE, le SAVANT, le VIVANT

et point Il ne sera anéanti

 

40. Qu'Il est l'AUDIANT, le VOYANT, le PARLANT. Puisse DIEU vous

accorder la lumière

 

41. Et qu'il ne Lui convient pas les contraires de tels Attributs, ne déviez

donc pas!

 

42. (Tels que :) la NON-EXISTENCE, l'ADVENCITE, l'EXTINCTION, la

SIMILITUDE, l'INSUFFISANCE comme nous autres

43. La PLURALITE, l'INCAPACITE, la CONTRAINTE, la SURDITE,

l'IGNORANCE, la MORT, la CECITE, puis la MUTITE

 

44. Et (il ne Lui convient également pas) d'être INCAPABLE, SOURD,

CONTRAINT, IGNORANT ou AVEUGLE

 

45. MORTEL ou MUET- qu'Il soit Exalté ! - nous implorons de Lui une

rédemption et ce, par Sa Grâce

 

46. Et quant à Lui - Exalté soit - Il ! - nulle obligation, quelle qu'elle soit,

ne Lui incombe et on ne Lui assigne rien du tout

 

47. En vérité, faire exister ou non tout être possible, est loisible à Son

Egard ; n'en doutez point !

 

48. Et quant à ce qui prouve Son Existence, c'est Son Acte, qui exprime

Son UNICITE

 

49. Car tout acte constitue un indice de son auteur, pour celui qui est

intelligent

 

50. Ne vois-tu pas que le crottin nous indique l'existence du chameau et la

trace d'un pas, celle d'un marcheur (piéton) ?

51. De même, la voûte céleste qui renferme les signes du zodiaque, audessus

du globe terrestre qui comporte de larges voies de passage

 

52. Les océans qui comportent des vagues et l'eau du ciel qui tombe

abondamment

 

53. Donnent des indications concrètes à tout individu raisonnable, qui est

avisé, sur l'Existence de l'INVENTEUR DE L'UNIVERS, Qui est le TOUTPUISSANT

 

LES ANGES - Que la Paix soit sur eux

54. Quant aux Anges, le crédo en eux consiste à affirmer et à être

convaincu

55. Que leur existence est indiscutable et puis, qu'ils sont préservés des

péchés

 

56. Et qu'ils sont des créatures qui n'excrètent ni matières fécales, ni

urines, ils sont totalement purifies

 

57. Ce ne sont pas des mâles, du tout ! et point ils ne mangent, ni aussi

des femelles, absolument pas ! point ils ne boivent

 

58. Plutôt ils sont tous des serviteurs honorables et ils ne désobéissent pas

aux Ordres de leur SEIGNEUR sur ce qu'il leur ordonne

 

59. Le MAÎTRE DU GENRE HUMAIN les a créés à partir de Sa Lumière et les

a différenciés par leurs formes

 

60. Leur nourriture est la sanctification [de DIEU] et leur breuvage est de

se consacrer constamment à la louange [de DIEU] ; ne doutez pas de cela

 

61. Et il y' a parmi eux, ceux en qui il est nécessaire de croire, en les

distinguant; ô vous jeunes gens

!

62. Leur nombre est de dix : l'Archange GABRIEL (Jibrîl), puis MICHAEL

(Mîkâ 'îl), SERAPHIN (Isrâfîl)

 

63. Et après ceux-ci AZRAEL (CAzrâ'îl), parmi eux MALIK et notre

RIDWÂN, le Garant

 

64. Parmi eux RAQÎB et CATÎD, puis MUNKAR et NAKÎR, ils exécutent

tous, les Ordres qui leur sont assignés

 

65. La Révélation de DIEU est conférée à Gabriel et la pluie est assignée

Michael

66. Raqîb (l'Observateur) et CAtîd (le Prédisposé) mentionnent tout ce

qu'exécutent les esclaves (de DIEU)

 

67. Le Souffle de la Trompette revient à Séraphin et la préhension des

âmes à Azrael

 

68. Munkar et Nakîr parviennent à l'individu après sa mort et l'interrogent,

tous deux

 

69. Sur les principes de la Profession de l'Unité Divine, qu'il soit enseveli ou

non après le retrait de l'âme

 

 

70. Comme la victime des fauves, le noyé, la victime chipotée par des

oiseaux de proie et la victime de l'incendie

 

71. Ils arrivent, le font asseoir, au cas où il est dans sa tombe et

l'interrogent

 

72. La manière d'interroger consiste, sans équivoque, à remettre l'âme

dans le corps de l'homme

 

73. Et juste après le retour du cortège funèbre, le mort entend les coups

de semelles de leurs pas, Si battements de semelles il y' a

 

74. Leur voix s'assimile à un fracas de tonnerre qui foudroie et leurs yeux

ressemblent à des éclairs incandescents qui brasillent

 

75. De leur bouche jaillit quelque chose comme des faisceaux étincelants,

au moment de s'adresser à l'interlocuteur humain

 

76. Ils ne ressemblent ni à des Djinns, ni à des Anges, avec leurs tortures

violentes et l'intensité de leur noirceur

 

77. Toutes les créatures les redoutent et même les anges, sans divergence

 

78. Chaque créature cherche protection contre ces deux-là ; puisse le

MAÎTRE DU CIEL nous préserver d'eux !

 

79. Puisse DIEU nous maintenir dans la Foi, au moment où l'on retire l'âme

du corps

 

80. Ensuite au moment de l'Interrogatoire, lors de la Résurrection, jusqu'à

notre entrée au Paradis de la Paix (Dâr- as-salâm

)

81. Parmi eux, il y' a Mâlik qui est le Gardien de l'Enfer et notre Ridwân, le

Concierge du Paradis

 

82. Il est obligatoire de croire aux autres en dehors de ceux-ci, seulement,

en les généralisant, sans entrer dans leur detail

 

83. Excepte les Prophètes parmi ceux selon ce qui est rapporté qui seront

interrogés, les anges aussi,

 

84. Puis les martyrs, ainsi que les véridiques (aç-iddîqûn), parmi eux aussi

le débile mental et le possédé

 

85. Et celui qui perpétue la récitation de la Sourate "La Royaut

 

86. Et celui qui récite trois fois la Sourate "La Foi Pure (Al Ikhlâç)"

(Sourate112)dans une maladie et y meurt ; puisse DIEU éloigner de vous

Satan le Maudit

 

87. On compte parmi eux, celui qui meurt un jour de Vendredi ou la veille

du Vendredi, dans la nuit. Que DIEU vous comble de Ses Largesses.

 

LA FOI A PROFESSER A L'ENDROIT DES LIVRES REVELES

Puisse DIEU le TRES-HAUT nous instruire de leurs Secrets au Nom

de notre Maître MOUHAMMAD, Paix et Salut sur lui.

88. Votre crédo à l'endroit des Livres Révélés consiste, de votre part,

accepter avec certitude qu'ils sont descendus

 

89. De votre SEIGNEUR, et que tout ce qu'ils contiennent est authentique

et vous indique la Parole de l'INVENTEUR

 

90. Certains d'entre ces Livres sont révélés dans des Tablettes (Lawh),

comme d'autres ont été promulgués par la Langue des Anges

 

91. Leur nombre correspond à la valeur numérique du composé "QADUN",

dont la lettre "Dâl" dénuée de tout signe diacritique, est précédée de la

lettre "Qâf" (Qâf = 100; Dâl = 4. Soit 104), d'après les parfaits érudits

 

92. Il a été révélé un nombre correspondant à la valeur numérique de la

lettre "Yâ" (soit dix) à notre père ADAM, puis cinquante à son fils SETH

 

93. Ensuite, un nombre de Livres correspondant à la valeur numérique de

la lettre "Lâm" (soit trente) a été révélé à ESDRAS et un nombre

correspondant à la valeur numérique de la lettre "Yâ" (soit dix) à Son Ami

qui est le sincère (ABRAHAM), réfléchis!

 

94. Ceux-ci forment le nombre de Livres correspondant à la valeur

numérique de la lettre "Qâf' (soit cent); quant à la lettre "Dâl" (soit

quatre), ce qu'elle symbolise ressort de ce qui Suit

 

95. Le PENTATEUQUE, parmi ces Livres, fut reçu par MOISE, comme JESUS

reçut l'EVANGILE AUTHENTIQUE

 

96. Puis les PSAUMES furent révélés à DAVID et notre Seigneur a reçu le

DISCERNEMENT (le Coran)

 

97. En l'occurrence MOUHAMMAD, la Meilleure des créatures de

DIEU, sans hésitation, ni suspicion

 

98. Sur lui la meilleure Prière du MAÎTRE DU GENRE HUMAIN, puis sur eux

et sur tout homme bien guide

 

99. Il y' a lieu également de faire la distinction dans la foi à professer

envers eux [les Livres], auprès de ceux qui connaissent

 

100. Il est exclusivement obligatoire de distinguer les quatre Livres précités

et non les autres ; éclaire celui qui est dans l'erreur!

 

101. Celui qui nie une chose bien établie parmi les nécessités de raison qui

sont bien connues

 

102. Est un infidèle; mais quant à ce qui n'est pas établi comme nécessité

de raison, quiconque le remet en cause

 

103. N'en est pas pour autant un infidèle, mais on l'informe, cette thèse est

celle qui est rapportée par ceux qui savant

 

LA FOI A PROFESSER A L'ENDROIT DES ENVOYES. Sur eux la Paix

et le Salut

104. Votre crédo à l'endroit des Envoyés consiste à croire en eux et à ce

qu'ils ont reçu de leur SEIGNEUR

 

105. Il est indispensable à leur égard (pour accomplir leur mission) la

SINCERITE, la FIDELITE et leur TRANSMISSION (DU MESSAGE)

 

106. Si tu considères qu'il est inadmissible à leur égard qu'ils commettent le

PARJURE, le MENSONGE et la DISSIMULATION de la Vérité, tu

obtiendras la sécurité

 

107. La Sincérité (aç-çidq), c'est communiquer exactement ce qui

correspond à la réalité à rapporter, je veux dire de sorte qu'il y' ait

conformité

 

108. Quant à la Fidélité (aI 'amâna), d'après celui qui fait autorité, c'est la

préservation de l'ensemble des organes du corps - et ce, de façon

absolue-

 

109. De commettre ce qui est illicite, ou ce qui est blâmé par le MAÎTRE DU

CIEL

 

110. Leur Transmission (at-tablîgh) consiste à exécuter l'ordre qu'ils ont

reçu, à savoir : communiquer la Vérité aux creatures

 

111. Le Mensonge (al kadhb) est le fait de rapporter quelque chose de

contraire à la réalité des faits, sans qu'il y ait conformité

 

112. Quant au Parjure (al khiyâna), il est défini comme l'accomplissement

d'actes prohibés ou blâmables

 

113. Le fait de manquer de transmettre fidèlement ce qu'on leur a ordonné

de communiquer s'identifie comme la Dissimulation (de la Vérité) (al

kitmân)

 

114. Est possible à leur égard tout accident (qui arrive aux humains) et qui

ne conduit pas à l'avilissement, tel que la maladie

 

115. Si celle-ci (la maladie) n'est pas repoussante, le mariage aussi, la

vente, l'achat - puisse DIEU vous accorder le succès!

116. Aller au marché, manger et boire, car tout cela leur augmente la

meilleure retribution

 

117. Quant à la preuve de leur Sincérité, ce sont les miracles qui leur

proviennent du MAJESTUEUX

 

118. Comme Si le TRES-HAUT disait (par ces miracles) "Mon serviteur que

voici, est sincère dans tout ce qu'il annonce"

 

119. Quant au miracle, c'est un phénomène prodigieux, subordonné à la

Mission d'Invitation (à DIEU) de celui qui l'opère

 

120. Avec un défi (Tahaddi), de sa part, lancé avant la réalisation de

l'opération et qui rend impuissant, dans le temps

 

121. Tout opposant qui veut porter la contradiction à ce défi ; ceci relève de

l'Assistance Victorieuse du JUGE (Ad-Dayyân)

 

122. Le sens du vocable "Tahaddi" est l'engagement que prend celui qui est

envoyé, en disant: "le signe de ma sincérité est telle chose !" et que cela

se vérifie

 

 

 

123. A l'instar du "fendage de la lune", très célèbre en Hagiographie (du

Prophète) et comme "le témoignage oral de son Iguane , qu' on a

l'habitude d'entendre

 

124. Quant à la Fidélité, il faut dire que s'ils avaient parjuré - sur eux le

Salut du CLEMENT –

 

125. En accomplissant quelque chose de blâmable ou de prohibé, il serait

indispensable de leur obéir dans cette voie

 

126. Car DIEU, le MAJESTUEUX, a ordonné de suivre leur exemple dans

leurs paroles et leurs pratiques

 

127. Comment cela ! alors que le MAITRE DU CIEL condamne la

dissimulation de la Vérité et celui qui s'y emploie

 

128. Et interdit également à tous, sans exception, la désobéissance et la

turpitude

 

129. C'est typiquement par l'argument de la Fidélité qu'apparaît le bienfondé

de la Transmission (du Message), pour l'observateur critique

 

130. Quant à la preuve que l'accident (lié à la condition humaine) est

possible à leur égard - sur eux la Prière de leur SEIGNEUR

131. C'est le témoignage (de leurs contemporains) que cela leur arrivait et

constituait un moyen de les détourner du Bas - Monde et de les élever à

des degrés supérieurs

 

132. Le nombre des Envoyés correspond à la valeur numérique des lettres

"Jîm" (soit trois) et "Yâ" (soit dix) et après ces deux, la lettre "Sîn" (soit

trois cents), dénuée de tout signe diacritique, on l'a rapporté

 

133. Son composé alphabétique est "JAYSUN" (Soit trois cent treize) ; on dit

également que c'est le composé "DAYSUN", avec un "Dâl" dénué de tout

signe diacritique (Dâl = 4; Yâ = 10; Sin = 300), (soit trois cent quatorze)

; d'autres disent que c'est le "HAYSUN" (Hâ = 5 ; Yâ = 10; Sîn = 300),

(soit trois cent quinze)

134. Mais l'ensemble des Prophètes et des Envoyés est équivalent à la valeur numérique du composé alphabétique "QAKADUN" (Qâf = 100; Kâf= 20; Dâl=4) soit cent vingt quatre, multiplié par mille (124.000), ô toi bonhomme!

135. Votre crédo envers eux exige une distinction, réfléchissez sur cela et

ainsi votre quête sera satisfaite

 

136. Distinguez ceux qui figurent dans le Coran, leur nombre correspond à

la valeur numérique du composé "KAHUN" (Kâf =20; Hâ =5) (soit vingt

cinq), sans diminution

 

137. MOUHAMMAD, ADAM, NOE, HOUD, ESDRAS, LOTH, SALEH,

DAVID

 

138. Et JOSEPH, JONAS, JOB, AARON, JEAN BAPTISTE, de même que

JACOB

 

 

139. ELLE, ELISEE, ABRAHAM, ISAAC, ISMAEL et l'Interlocuteur

(MOISE)

 

140. Et ZACHARIE, SALOMON, de même que DHUL KIFLI, JESUS et

CHOUAIB ; retiens cela!

 

141. Sur notre Prophète, l'Eminent, le Héros, et sur eux tous, la Paix et le

Salut

 

LE JOUR ULTIME Que DIEU le TRES-HAUT nous préserve de ses

frayeurs

142. Votre crédo - ô vous les jeunes ! - en un tel Jour, est d'être convaincu

143. Qu'il est réel et que ce qu'il comporte, aussi bien en joie qu'en

tristesse, est réel également

 

144. Tel que la RESURRECTION, le GRAND RASSEMBLEMENT, la BALANCE,

la VASQUE (Al Hawd), le PARADIS (et ses délices), l'ENFER (et ses affres)

 

145. Comme le PONT, le PASSAGE [SUR LE PONT], le REGLEMENT DES

COMPTES, l'INTERCESSION DU PROPHETE et le CHATIMENT CRUEL

 

146. Il sera demandé à un sujet des comptes infinitésimaux de Qitmîr, puis

de Fatîl et de Naqîr

 

147. Il se passera une vengeance au talion entre une victime sans cornes et

un coupable cornu, en signe de loyauté en la circonstance

 

148. Et pour tout ce qu'un individu aura accompli comme acte, il en recevra

la rétribution, le Jour de la Détresse

 

149. Puisse DIEU nous compter parmi ceux qui ne connaîtront ni peur ni

chagrin

 

150. La mort et l'interrogation dans les tombes sont aussi intégrées dans ce

Jour, d'après ce qui est répandu

 

151. Car le processus de la Résurrection comprend deux Etapes la Petite et

la Grande; saisissez mon exposé!

 

152. La Petite d'entre elles consiste en la mort (de tout individu); et quant à

la Grande Etape, c'est la mort de tout le genre humain

 

153. Son commencement découle du deuxième souffle de la Trompette,

marquant le déroulement des faits

 

154. Jusqu'à l'installation de certains au Paradis et d'autres en Enfer, par Sa

(DIEU) Décision

 

155. Ses appellations sont évoquées par le PROCUREUR DES DESSEINS

plusieurs fois dans les Sourates du Coran

 

156. Celles-ci (les appellations) sont des caractéristiques sur les frayeurs,

les terreurs intenses et les situations terrifiantes

 

157. Sa durée, en nombre d'années - dis-le ! - est comptée à cinquante

mille, conformément à la Déclaration de l'ABSOLU

 

 

158. Et on compte parmi les terreurs du Jour du Rassemblement, la

préhension de tous les livres des comptes et ce, ouvertement

 

159. Celui qui recevra son livre par la main droite en ce Jour, sera sauvé du

châtiment

 

160. Quant à celui qui le recevra par la main gauche Demain, il rencontrera

l'épreuve et le peril

 

161. Puisse le BIENVEILLANT, le MISERICORDIEUX, nous compter là-bas

parmi ceux qui ne connaîtront pas l'affliction

 

162. Au Nom de Celui sur qui nous perpétuons le Salut et la Paix et sur

quiconque est dans la Bonne Voie

 

CROYANCE AU DECRET DIVIN

Puisse DIEU nous instruire de ses subtilités et nous accorder la

patience de la supporter. Amen!

163. Votre foi - vous les jeunes!- au Décret Divin, est d'accepter et d'être

convaincu

 

164. Que tout ce qui arrive dans le temps, quelles qu'en soient les

circonstances, manifestement ou secrètement

 

165. Est connu de votre SEIGNEUR et relève de Sa VOLONTE et de Sa

PUISSANCE ; prenez bien soin de cet enrichissement

!

166. Et que cela Soit un bien, s'agissant de l'obéissance, ou un mal,

consistant en l'innovation blâmable

 

167. Que ce soit agréable, comme la récompense de celui qui observe la Loi

(du SEIGNEUR), ou amer comme le châtiment de celui qui professe

l'hérésie

 

168. Et que jamais un agent n'est à l'origine d'un effet quelconque, Si ce

n'est Celui Qui a créé les adorateurs

 

169. Si les créatures dans leur totalité s'accordaient à vous rendre service,

elles n'y parviendraient jamais, s'Il [DIEU] s'y oppose

 

170. En vérité, Si elles se coalisaient pour faire bouger uniquement un

atome et ce, à l'unanimité

 

171. Sans la VOLONTE du CLEMENT, elles en seraient incapables, sans

doute

172. Et tout destin auquel nous échappons, c'est Lui Qui n'a pas voulu que

cela nous touche, dans le temps

 

173. De même, s'il est un sort que nous subissons, c'est Lui Qui n'a pas

voulu qu'il nous épargne, parmi les épreuves

 

174. La formule "ILN 'A DE DIVINITE QU' ALLAH ET MOUHAMMAD EST

L'ENVOYE DE SON SEIGNEUR

"

175. Renferme tous ces principes, c'est pourquoi elle est manifestement

l'indice de la Foi

 

 

176. Ne soyez jamais hostiles à quelqu'un que vous voyez prononcer de sa

bouche "Il n'y a de Divinité Si ce n'est ALLAH

"

177. Car, assurément, on ne trouve pas, parmi les formules qui

mentionnent le NOM de DIEU, son pareil, selon les propos du rapporteur

 

178. Puisque la Fonction Divine implique que la Suffisance de notre

SEIGNEUR, le POURVOYEUR DES NANTIS, se passe de toute chose autre

que Lui – Même

 

179. De même que tout autre que Lui ait besoin de Lui - Exalté soit-Il ! - le

SOUVERAIN que nous révérons

 

180. Le commentaire de la formule "Il n'y a de Divinité Si ce n'est ALLAH"

est : nul autre n'est autosuffisant, n'ayant besoin de rien, en dehors de lui

 

181. Si ce n'est DIEU Seul, l'UNIQUE, le DOMINATEUR, le PUISSANT,

l'AGENT de ce qui Lui est loisible

 

182. Et il n'y a nul autre dont tout autre que lui a besoin de lui, Si ce n'est

DIEU, le CREATEUR DU GENRE HUMAIN

 

183. Puis la formule "MOUHAMMAD est l'Envoyé de DIEU", sur lui les

Meilleures Prières de DIEU

 

184. Est la Profession qui englobe la Foi envers les Prophètes envoyés et

non envoyés et envers les Anges chargés de mission

 

185. De même, la Foi aux Livres Célestes et au Jour du Jugement est incluse

dans celle-ci et également, tout ce qui se rapporte à ce jour

 

186. Est aussi incluse dans cette formule, la Foi au Décret du TOUTPUISSANT,

ô vous les jeunes!

 

DEUXIEME SECTIOIN

LES PARTIES DE LA RELIGION DE CELUI QUI TRANSCENDE TOUTE

CHOSE OU CHAPITRE SUR L'INTELLIGENCE DE

LA JURISPRUDENCE QUI PERMET D'ÊTRE SUR SES GARDES.

187. Votre Soumission à DIEU (Islâm), c'est : la MENTION DU NOM DE DIEU

(Dhikr), la PRIERE, le JEUNE, puis le PELERINAGE, de même que

l'AUMÔNE LEGALE

 

188. Chacun (de ces Piliers) est une condition de la Foi ; cependant certains

d'entre les pieux anciens (Salaf) sont divergents sur la croissance ou la

décroissance de la Foi

 

189. Mais l'opinion la plus répandue est que la Foi décroît ou croît, suivant

qu'on augmente ou diminue les actes d'adoration (de DIEU)

 

190. D'autres soutiennent qu'elle (la Foi) ne croît, ni ne décroît et qu'il n'y a

point de divergence notoire

 

LA PURIFICATION

191. La Purification, d'après ce qui est recueilli auprès d'eux (les

jurisconsultes), s'effectue au moyen d'une eau rituellement purifiante

 

192. C'est celle qui est exempte de toute altération, dans sa saveur, sa

couleur et dans son odeur, cela est connu

193. Et à chaque fois qu'elle est transformée par une substance étrangère

non souillée, elle reste pure, mais ne peut pas purifier

 

194. Elle est bonne pour les utilisations d'usage, comme celles de la cuisson,

de la boisson, mais non pour les usages cultuels, d'après l'unanimité

 

195. Excepté le cas où la substance (transformante) lui est naturellement

liée, comme la terre rouge qui l'accompagne

 

196. Quant à celle qui est corrompue par une souillure, elle n'est ni pure, ni

purifiante

 

LES CINQ PRIERES

197. Il est établi que les cinq Prières Rituelles sont des prescriptions

obligatoires - que DIEU vous préserve de la confusion !

 –

198. Selon le CORAN, la COUTUME SACREE (Sunna) et le CONSENSUS (des

Savants) ; celui qui refuse délibérément de s'en acquitter

 

199. Par pure négation, est un apostat Selon la Législation, on lui offrira

trois chances pour se repentir

 

200. S'il se repent, on le lâche; mais s'il refuse de se repentir, on le tue au

glaive en lui tranchant le cou

 

201. Et point il ne sera soumis au lavage funèbre, ni recouvert de linceul, il

sera privé de la prière sur le mort, point il ne sera inhume

 

202. Parmi les musulmans (dans les cimetières), mais l'Imâm enverra

quelqu'un chargé de l'ensevelir et il ne sera pas tourné vers

 

203. Notre Direction de prière et l'ensemble de son patrimoine sera déposé

au Trésor Public des musulmans

 

204. Mais celui qui reconnaît le caractère obligatoire de la prière et refuse de

l'observer, sans excuse valuable

 

205. On lui accordera un délai jusqu'à ce qu'arrive l'heure de la prière, dans

l'espoir de le voir obtempérer

 

206. Puis on lui ordonnera de prier, jusqu'à ce qu'il ne reste de celle-ci (1a

prière) que le temps d'exécuter une seule rakCa ca, pas avant cela

 

207. En ses deux prosternations, dans le délai ultime (ad-darûrî), sans

pouvoir réciter la Fâtiha (Sourate d'Ouverture), ni marquer l'équilibre,

cela est bien médité

 

208. S'il refuse jusque-là, l'autorité compétente doit l'exécuter fermement

au glaive, mais pas avec les formes de sanctions réservées à un mécréant

 

209. Et même s'il regrette sa conduite, en disant: "Permettez-moi d'obéir!",

évitant seulement le pire, on n'en tiendra pas compte

 

210. Sa prière funèbre ne sera pas dirigée par une personne distinguée,

ceci, en signe d'avertissement aux autres

 

211. Et sa tombe ne sera pas aplanie, mais moutonnée, car il est quand

même musulman, sans divergence

212. Telle est la sentence prononcée par le Cadi de descendance arabe, que

le SEIGNEUR Qui réalise les besoins lui fasse Miséricorde

 

LA PURIFICATION

213. Celui qui se désiste de la purification, sans excuse valable, sera

exécuté fermement, mais non comme on le ferait avec un infidèle

 

214. Car la prière ne se réalise pas sans elle, c'est en cela qu'elle s'avère

obligatoire

 

EXHORTATION QUI AIDE A DISCERNER LES ACTES BLIGATOIRES

ET TRADITIONNELS ET A NE PAS NEGLIGERLEUR CONNAISSANCE

DANS LE CULTE.

215. L'Imâm Al CAwfi - que la Clémence du MISERICORDIEUX soit sur lui - a

rapporté de ses Maîtres Spirituels, qui sont les tenants des sciences, ce

qui suit:

 

216. Celui qui fait la prière et l'accomplit le plus parfaitement

 

217. En priant comme DIEU l'a ordonné - Exalté soit - Il! -, en respectant

toutes les modalités apparentes

 

218. En accomplissant les génuflexions et les prosternations et en exécutant

les stations debout et assises

 

219. Et n'omettant apparemment rien dans la prière et qui, à la fin,

interrogé

 

220. Sur les actes obligatoires ou traditionnels qui s'y rapportent, l'avis des

Docteurs de la Loi

 

221. Et sur le caractère de la prière est-elle obligatoire, méritoire,

traditionnelle, selon les Textes

 ?

222. Mais, ignorant tout de ce qu'on lui demande, il répond, en naïvement à

son interlocuteur

 

223. "Je me conforme, au moment où les gens célèbrent l'office, à ce que je

les vois faire"

 

224. Sa prière devient alors nulle, mais il apparaît là-dessus une divergence

de points de vue, entre les vertueux savants

 

225. Notre Maître Al Cawfi a dit qu'une telle prière est nulle et il a blâmé

énergiquement les conditions d'une telle prière

 

226. Et se trouve dans le même cas, en matière de juridiction, d'après ce

qui est rapporté, celui qui accomplit ses ablutions apparemment

 

227. De manière excellente et parfaite, sans addition, ni diminution

flagrante (d'un acte)

 

228. Et point il ne distingue en la circonstance, à travers tous ces actes, ce

qui est de caractère obligatoire ou traditionnel

 

229. Celui-là maintient intact son état d'impureté mineure, de même que sa

souillure majeure, retiens cela

!

230. Sa prière est nulle et n'est pas agréée; en vérité, il a commis des

péchés à travers tout cela

 

231. Il a désobéi à son SEIGNEUR et au Prophète, sur lui les Meilleures

Prières de DIEU

 

232. Il ajoute que tout ce qui est accompli dans de telles conditions, parmi

les actes d'adoration, est vain

 

233. Certains parmi les Docteurs jugent que celui qui accomplit la

Purification Majeure ou l'Ablution, sans imperfections effectives

 

234. En ayant formulé l'intention au début de la Purification Majeure ou de

l'Ablution, celui-là a acquitté

 

235. Ce que DIEU a prescrit, sa pratique demeure valable et il en sera

quitte, d'après ce qui est plus autorisé

 

236. De même, sa prière est valable, dès lors qu'il a formulé l'intention de

remplir une obligation de son SEIGNEUR

 

237. Et jamais il n'est pécheur ou désobéissant, à cause de son manque

d'instruction et d'assurance

 

238. Quant au jugement de l'Imâm Al cawcher, puisse DIEU lui accorder

Son Agrément le Jour de l'Angoisse

 

239. C'est une intimidation et un avertissement aux adorateurs qui sont

aussi indifférents et égarés que la matière inerte

 

240. Afin que chacun puisse persévérer à connaître ses obligations

religieuses, sans rebellion

 

241. Puisse le DETENTEUR DE LA MAJESTE le rétribuer en bienfaits et nous

profiter tous ensemble par lui et éloigner de nous le mal

 

LES ACTES OBLIGATOIRES DE L'ABLUTION

242. Les Obligations Divines de l'Ablution, conformément à ce qui est cité,

sont au nombre de sept, selon l'opinion la plus répandue

 

243. Notre formulation de l'intention, notre lavage du visage, des avantbras,

ensuite la rapidité dans l'exécution et le frottement, il en est ainsi

 

244. Et le passage des mains mouillées sur la tête, puis le lavage des pieds,

qui est la septième, comme cela apparaît dans la source

 

LES ACTES TRADITIONNELS

245. Ses Actes Traditionnels, comme les Obligations Divines sont comptés à

sept, conformément à ce qui a été tiré des maîtres en jurisprudence

 

246. Lave-toi les mains, rince-toi la bouche, renifle l'eau alors, nettoie les

oreilles, de même purge l'eau hors des narines

 

247. Effectue le sixième en repassant les mains sur la tête, en sens inverse,

et respecte l'enchaînement des actes, ainsi tu seras approuvé par les gens

qui se consacrent à l'étude

 

 

248. Un avantage découle de la sentence qui dit que celui qui prononce,

après sa purification (mineure): "je témoigne....

 "

249. Jusqu'à la fin de la Profession, les Portes du Paradis lui seront ouvertes

en ce moment, afin qu'il y pénètre

 

250. Il peut, par n'importe quelle porte entrer, selon son choix, mais leur

divergence (1es Docteurs de la Loi) porte sur le moment (de l'ouverture)

 

251. A l'endroit de quiconque voudrait connaître leur enchaînement (1es

actes de l'Ablution), en une excellente suite d'actes, dans une belle

versification

 

252. La meilleure manière de faire les Ablutions, c'est de laver les mains

jusqu'au poignets, en formulant l'intention, effectivement

 

253. Puis, se gargariser la bouche, trois fois de suite, en se rinçant les

dents, renifler et purger l'eau hors des narines, de même trois fois

 

254. Et se laver le visage, les avant-bras, chacune des parties à trois

reprises, sans inconvenance

 

255. Faire passer les mains trempées sur la tête en la frictionnant aller et

retour, nettoyer les oreilles après renouvellement de l'humectage, il en

est ainsi

 

256. Et laver les pieds, en faisant passer l'eau entre les orteils et en frottant

(Takhlîl), en formulant l'intention de se repentir auprès du MAJESTUEUX

 

257. Et le lavage des mains est recommandé même Si elles étaient toutes

deux propres, d'après ce qui est rapporté

 

258. Ou qu'on se purifie d'une souillure majeure, ou encore - dis - le !-

qu'on vienne de se réveiller d'un sommeil quelconque, c'est l'avis des

jurisconsultes

 

259. Ou qu'on accomplisse ses ablutions, dans un fleuve ou dans une autre

étendue d'eau, ou qu'on les renouvelle, selon ce qui est relate

 

260. Ce lavage (des mains) est un acte d'adoration, selon le célèbre avis,

qui n'entre en vigueur que par la formulation d'une intention, et ce, sans

mensonge

 

261. Si un facteur d'annulation t'arrive au cours de l'Ablution après le lavage

des mains, reprends alors celui-ci

 

262. L'Obligation Traditionnelle dans un tel acte, se rapporte au premier

lavage, les lavages additifs sont méritoires, sans faute

 

263. Peu importe que le lavage des mains, au début de la purification, se

fasse dans une eau courante ou dans une nappe d'eau

 

264. Votre introduction de l'eau (d'Ablution) dans la bouche, en la rinçant,

et le fait de la rejeter, c'est ce qu'on appelle le gargarisme

 

265. Et la définition du reniflement est l'aspiration de l'eau par l'inspiration

nasale; au moment de l'accomplissement

 

266. Celui qui n'a pas jeûné l'attire jusqu'au cartilage des narines, mais non

celui qui a jeûné, selon l'avis du savant

 

267. Et la définition de l'expiration nasale de l'eau (d'Ablution) est, sans

divergence, le fait de purger l'eau par le souffle du nez

 

268. En pinçant la partie supérieure du cornet du nez avec l'index gauche et

le pouce, mais pas à la manière d'un âne (qui brait)

 

269. Le retour du passage des mains humectées sur la tête commence à la

fin du premier passage et se termine à son point de depart

 

270. Le début de la tête, c'est la pousse frontale du cuir chevelu et la fin est

manifestement au-dessus de la nuque

 

271. Celui qui accomplit le passage des mains sur la tète, place ses pouces

(doigts) alors sur ses tempes

 

272. Puis il joint les doigts des mains les uns aux autres ensemble sur la

tête

 

273. Et le nettoyage des oreilles se fait à l'intérieur et à l'extérieur (du

pavillon) ; puis l'extérieur

 

274. (Du pavillon) est ce qui est contigu à la tète et ce que l'oeil perçoit en

lui, est l'intérieur, d'après l'intègre

 

275. Et ils (les érudits) blâment le fait de laver avec insistance les plis, car

cela est une exagération en religion

 

276. Verse l'eau (sur les mains) de manière à humecter les index et les

pouces, à l'effet du renouvellement de l'humectage

 

277. L'enchaînement (des actes de l'Ablution) dont on parle est le même

que celui mentionné dans le Livre de notre SEIGNEUR

 

LES ACTES OBLIGATOIRES DE LA PURIFICATION MAJEURE

278. Les Actes Obligatoires de la Purification Majeure sont au nombre de

quatre : le premier est la formulation de l'intention au moment de

commencer

 

279. Et l'enchaînement ininterrompu, le frottement dans le lavage, la friction

des cheveux et le fait de faire passer l'eau sous les tresses, pour toute

personne ainsi coiffée

 

LES ACTES TRADITIONNELS DE LA PURIFICATION MAJEURE

280. Ses Actes Traditionnels sont au nombre de quatre : se laver les mains

au commencement comme dans l'Ablution, imite donc cela

!

281. Se rincer la bouche, de même que renifler l'eau et nettoyer par

humectage la cavité de l'oreille, de l'avis des Sommités

 

282. Celui qui veut savoir l'ordre à suivre dans la Purification Majeure, je l'ai

versifié exactement comme il est rapporté

 

283. Celui qui s'acquitte du bain lustral de la souillure majeure, dans les

meilleures dispositions de son rituel, lave

 

284. Alors ses mains, trois fois de suite, jusqu'aux poignets et purifie les

parties de son corps entachées de souillure

 

285. Puis il se rince la bouche, renifle l'eau, jusqu'à la fin de l'action

(l'Ablution), sans discordance

 

286. En raison d'un seul lavage par membre, en frictionnant à leur racine les

cheveux de sa tête, selon ce qui est dit

 

287. En commençant de la nuque vers le front, afin d'éloigner le mal

288. Et en lavant avec trois aspersions d'eau renouvelées, sa tête, après le

frictionnement des cheveux

 

289. Ensuite prendre de l'eau dans sa paume droite, incliner la tête et laver

290. Son oreille droite, de même que celle de gauche et se laver la nuque,

après cela, laver

 

291. Le flanc droit de son corps jusqu'au genou et faire de même pour son

flanc gauche, avec de l'eau purifiante, en quantité suffisante

 

292. Et laver la jambe droite jusqu'à la cheville, faire de même pour la

jambe gauche et terminer

 

293. Par le ventre et par la poitrine, après avoir lavé au préalable le dos

 

GLOSE DE CERTAINES EXPRESSIONS

294. Le sens véritable de l'intention est le dessein qui anime le coeur de

quelqu'un en une chose pour la FACE du CREATEUR DES SERVITEURS

 

295. Et non pour un simple plaisir comme celui qui se rafraîchit, ou par

simple habitude comme se présenter à la mosque

 

296. Il est blâmable d'en faire la formulation par la langue, sauf dans le cas

de celui qui est constamment dans le doute, conforme-toi !

 

297. Le visage a ses dimensions : une longueur, de même qu'une largeur,

connues de tout le monde

 

298. La longueur va de la limite frontale habituelle des cheveux à l'extrémité

du menton, appréhende donc ce qu'on veut dire !

 

299. Quant à la largeur, elle va d'une oreille à une autre, mais d'aucuns

disent plutôt : d'une joue à l'autre ; ô toi le raisonnable !

 

300. Le sens véritable du frottement au cours du lavage, c'est ton passage

de la main sur l'endroit à laver, selon l'avis de la Sommité

 

301. En y versant de l'eau en même temps ou après, de façon modérée,

comme l'a rapporté celui qui l'a défini

 

302. La définition de l'enchaînement ininterrompu, d'après ce qui est dit à

l'unanimité par eux (les érudits), est la succession

 

303. Dans votre exécution, de tous les actes relatifs à la purification, c'està-

dire en un seul temps

 

304. Sans coupure inconvenante, et les pieux (anciens) ont une divergence

d'esprit quant à son caractère obligatoire ou traditionnel

COMPLEMENT

305. Evitez cinq choses, en accomplissant votre Ablution, Si jamais vous

aspirez à la Bonne Voie

 

306. Ce sont : frapper le visage avec l'eau, de même que la prononciation

de la formule de glorification (Takbîr) par celui qui lave son visage, cela

est retenu

 

307. De la même manière, prononcer à ce niveau la formule de témoignage

de foi (Tashahhud) et le fait de verser l'eau en dessous du front, car cela

308. Conduit le passage des mains à déborder sur ce qui est au-dessus,

gardez-vous de secouer les mains avant la prise de l'eau

 

309. Car chacune de ces choses fait partie des actes d'un possédé, Zarrûq et

Al Madyûn ont cité cela

 

310. Sur eux l'Agrément du DETENTEUR DE LA MAJESTE et la Miséricorde de

DIEU, de façon continue

 

311. Puis ils ont déclaré obligatoire le fait d'inclure le coude (dans le

lavage), mais non le fait d'ôter l'anneau

 

312. Généralise le passage des mains mouillées sur la totalité de la tête (au

cours de l'Ablution) et quant au lavage, il est suffisant à la place du

passage des mains mouillées (Mash)

 

313. Et il est obligatoire de laver ce qui pend de la chevelure, mais il n'est

pas obligatoire de défaire les tresses d'une personne

 

314. Il suffit à la nouvelle mariée d'effectuer le passage des mains, durant

l'Ablution, à la surface de la tête coiffée à partir d'une variété de produits

parfumés qu'on connaît

 

315. Et Si l'eau se dessèche avant l'achèvement du passage des mains sur

la tête (Mash), on ne les retrempe pas

 

316. Il ne vous incombe pas au cours du lavage (d'un membre) de laver les

parties profondes (ex : cicatrices profondes)

 

317. L'inclusion des chevilles au cours du lavage de vos pieds est

obligatoire, sans contrevérité

 

318. Et on trouve dans le Recueil Authentique de la Tradition Musulmane de

notre Maître Bukhârî - sur lui l'Agrément de DIEU, le PRODUCTEUR-

 

319. Que le Prophète a dit sous forme d'interrogation : "Voyez vous Si ..."

jusqu'à la fin de la sentence

 

320. Et on retrouve dans les rapports (de la Tradition Musulmane) : "S'il se

lève ", comme on retrouve : "Qui se lève ...", qui sont deux sentences de

la Tradition Musulmane

 

LES ACTES OBLIGATOIRES DE LA LUSTRATION PULVERALE

321. Quant au nombre des Actes Obligatoires de la Lustration Pulvérale, il

est symbolisé par la valeur numérique de la lettre "Hâ" (soit huit) : le

premier est la formulation de l'intention, selon ce qui est mis en evidence

 

 

322. Puis l'usage du çacîd pur, l'enchaînement ininterrompu (dans

l'exécution), le premier tapotement avec les paumes des mains et

l'essuyage manifeste

 

323. Du visage et des poignets, et l'enchaîner (le Tayammum) au culte à

acquitter, d'après ce qu'ils (les érudits) ont dit

 

324. Et son accomplissement doit avoir lieu lorsque l'heure de la prière est

présente, mais pas avant cette phase, selon ce qu'on a tiré de la

référence

 

LES ACTES TRADITIONNELS DE LA LUSTRATION PULVERALE

325. Les Actes Traditionnels de la Lustration Pulvérale (Tayammum) sont

triples, à savoir : l'ordre de leur enchaînement, ton renouvellement du

tapotement, ô toi l'intelligent

 

326. Je veux dire que ce tapotement se fait avec les paumes, ensuite le

saupoudrage de l'avant-bras (des poignets aux coudes), d'après ce qu'on

sait

 

LES FACTEURS D'ANNULATION DE L'ABLUTION

327. Les facteurs d'annulation sont de deux catégories : les souillures et les

causes de nullité (de l'Ablution), sans faute

 

328. Quant aux souillures qui l'annulent, elles correspondent à la valeur

numérique de la lettre "Ha ;' soit cinq ; note que les trois sont sécrétées

par l'organe de copulation, ce sont : la sécrétion prostatique (Madhyu)

 

329. Le liquide blanc et épais émis après la miction (Wadyu) et l'urine ; puis

les deux autres proviennent de l'orifice du rectum : la sortie du gaz

intestinal fétide et les selles, cela est dominant

 

330. Mais quant à ce qui cause la nullité (de l'Ablution), c'est d'abord le

sommeil, qui se divise en quatre degrés, soit le correspondant de la valeur

numérique de la lettre "Dâl", d'après l'esprit de celui qui sait

 

331. Ils (les Erudits) annulent l'Ablution par le sommeil long et lourd, le

contraire (sommeil long et léger) également annule (l'Ablution)

 

332. Puis, le bref et léger état de somme n'annule point l'Ablution, de même

que son contraire (sommeil bref et lourd) à la suite duquel il est méritoire

de refaire l'Ablution

 

333. Ensuite, fait partie des causes de nullité de l'Ablution l'amnésie, de

même que l'obsession, d'après les propos qu'ils ont tenus

 

334. Et l'Imâm Malick a évoqué l'évanouissement ; quant à moi, j'ajoute le

déséquilibré qui jouit d'une exception à la règle

 

335. Et, au même titre que celles-ci (les causes), l'apostasie, qui est une

infidélité après la soumission, de même que l'ébriété

 

336. Peu importe que cela émane de quelque chose de légal, comme la

crème de lait, ou prohibé, comme l’alcool ; prends donc soin de cela !

 

337. L'Ablution est annulée, d'après les clairvoyants, par le doute au sujet

d'une souillure, réfléchissez

 

338. Et on a tenu d'eux que l'annulation survient également par le toucher

de la verge, avec le contact

 

339. Du creux palmaire ou de la face plantaire des doigts ou de leurs bords

et même s'il s'agit d'un doigt

 

340. En plus (cas du polydactyle), à condition qu'il soit sensible comme les

autres doigts ; puisse DIEU vous diriger sur la Bonne Voie

 !

341. Le contact corporel (avec une femme) annule l'Ablution, d'après les

connaisseurs, et il est de quatre formes

 

342. L'intention avec l’obtention effective de la jouissance est une cause qui

annule assurément l'Ablution, mais son contraire ne l'annule pas

 

343. Et l'absence d'intention, avec obtention d'une jouissance est une cause

qui annule l'Ablution, rendue célèbre par les gens doués de clairvoyance

 

344. Et partout où il a nourri l'intention, sans jouissance, qu'il sache que son

Ablution est nulle

 

345. L'Ablution ne s'annule ni par l'attouchement de l'orifice du rectum, ni

par celui des testicules, d'après l'analyse

 

346. Ni par l'attouchement du sexe d'une fillette qui, dans la Tradition

Musulmane, n'est pas à l'image de celle qu'on desire

 

347. L'Ablution ne s'annule ni par le vomissement, ni par la consommation

de la viande grasse de chameau, ô vous l'assemblée !

 

348. Ni par l'application de ventouses, ni par la saignée et ni par l'éclat de

rire, d'après notre point de vue

 

349. Ni par l'attouchement d'une femme de son propre sexe, mais Si elle

courbe le doigt à l'intromission, d'après ce qui est de coutume, elle devra

refaire ses Ablutions

 

LES CONDITIONS NECESSAIRES A L'OFFICE DE LA PRIERE

RITUELLE

350. Les conditions de la Prière Rituelle se divisent, sans faute, en deux

parties : sa nécessité et sa validité

 

351. Les conditions qui se rapportent à sa nécessité sont de cinq ordres : la

profession certaine de la Soumission à DIEU (Islâm)

 

352. Puis la puberté, la raison, entrer dans l'heure fixée, être atteint par

l'Appel de l'Effaceur des péchés, en l'occurrence l'Envoyé (de DIEU)

 

353. Que le Salut, la Paix et l'Honneur de notre SEIGNEUR soient sur lui, sur

sa famille et sur ses compagnons

 

354. Quant aux conditions de validité qui sont arrêtées, elles sont également

de cinq ordres, d'après ce qui est établi, à savoir :

 

355. La pureté consécutive à l'impureté légale dite mineure (Hadath),

ensuite la purification qui consiste à enlever une souillure (Khabath)

 

 

356. La troisième est de se diriger vers Son (DIEU) Temple Sacré, se couvrir

les parties honteuses et cesser de parler

 

357. Avec votre renoncement à toute autre préoccupation et intensifier vos

actions dévotes pour l'Amour de DIEU

 

L'APPEL A LA PRIERE ET L'APPEL RENOUVELE

358. L'appel à la prière (adhân) et une pratique renforcée de la Tradition

Prophétique, dans toute mosquée Puisse DIEU vous préserver de la

Corruption

 !

359. Il est soumis à cinq cas ; hormis celui qui le rend licite prenez-soin de

mon exhortation

!

360. Il y ' a les cas de l'appel nécessaire, blâmable, prohibé et louable, dont

le détail est abordé dans cette versification

 

361. L'appel à la prière est une obligation communautaire (fardul kifaya)

dans une grande ville, comme dans une mosquée édifiée où il est une

pratique traditionnelle communautaire

 

362. L'appel à la prière pour une assemblée qui en appelle d'autres, même

lors d'un voyage, est une pratique traditionnelle, d'après ce qu'ils ont

rapporté

 

363. Puis il est une pratique louable pour le voyageur qui l'effectue, mais

pas pour appeler une personne, qu'il soit seul ou en groupe

 

364. Et à l'exception de la prière du matin (Çubh), l'appel à la prière

effectuée avant l'heure fixée et celui effectué par une femme sont

interdits par celui qui rend les décisions de Droit Canonique

 

365. Ils (les Erudits) l'ont blâmé pour une prière surérogatoire et pour celle

dont l'heure est passée, comme cela est évoqué dans la source

 

366. Quand une assemblée est présente (n'est pas en voyage) et ne

cherche pas à amener (d'autres gens à la prière), l'appel à la prière n'est

pas méritoire

 

367. Sauf Si la connaissance de l'heure de la prière (par d'autres gens)

dépend de leur appel, (dans ce cas) cela est jugé bon

 

368. Il est louable de répéter les formules de l'appel à la prière de la part de

celui qui l'entend, sans retard

 

369. Jusqu'à la fin des deux premiers Témoignages de Foi par

dédoublement, sans que la seconde répétition ne se fasse

 

370. Il est méritoire que le prestataire (Muezzin) se dirige vers la Kacba,

sauf s'il voudrait être plus audible, comme ils (les Erudits) l'ont explicité

 

371. Comme il est aussi méritoire que la voix du muezzin soit belle et

puissante, qu'il soit sur un endroit élevé (estrade, minaret, etc.), qu'il (1e

muezzin) soit en état de pureté légale et en Station debout, sauf en cas

d'excuse valuable

 

372. Et ils (les Erudits) autorisent l'appel à la prière d'un aveugle, de même,

celui de plusieurs personnes à la fois est admis

373. Et ils permettent également leur succession, sauf strictement pour la

prière du crépuscule, d'après leur opinion

374. De cinq à dix (muezzins) pour les prières du début de l'après-midi

(Zhuhr), du soir (cl5hâ') et du matin (Çubh.), sans conteste

 

375. Et pour la prière de l'après-midi (cAçr), les élites permettent une

succession (de muezzins) équivalente à la valeur numérique de la lettre

"Jîm" (soit trois), jusqu'à celle de la lettre "Hâ" (soit cinq), d'après El

Hattâb

 

376. L'auteur du "Vestibule" (madkhal) a affirmé qu'il est permis, pour la

prière du début de l'après-midi, une succession de dix à quinze

(muezzins)

 

377. Il affirme également que pour la prière de l'après-midi et celle du soir,

il est permis une succession de trois à la valeur numérique de la lettre

"Hâ", soit Cinq (muezzins)

 

378. Et quant à l'appel de la prière du matin, il va de la fin de la sixième

division de la nuit au début de l'aurore, c'est l'avis le plus célèbre

 

379. Ils permettent le regroupement des muezzins lors de la prière du

crépuscule et certainement lors des autres priers

 

380. A condition que chacun d'eux (les muezzins) procède individuellement

à son appel

 

381. La Coutume Sacrée (du Prophète), selon ce qui précède, pour la prière

du Crépuscule, c'est l'appel à la prière effectué par un seul muezzin agree

 

382. Et le fait pour quelqu'un, après avoir effectué son appel à la prière, de

dire : "l'heure de la prière est arrivée !", est une innovation blâmable

 

383. Le fait de dire après l'appel ; "nous sommes au matin", ou "venez vite

à l'office, gens de la prière !", est une pratique interdite

 

384. Et le fait de commettre des fautes de langage en exécutant l'appel à la

prière est une transgression et un acte de sabotage, car il fait partie des

conditions de celui qui est chargé de l'appel

 

385. Qu'il soit à l'abri du barbarisme (des fautes), qu'il connaisse

parfaitement les horaires de la célébration (de l'office) et qu'il soit avisé

(dans ce qu'il fait)

 

386. Qu'il soit musulman, sensé, qu'il soit de sexe mâle et integer

 

387. Puis, le fait de procéder tour à tour à l'appel est, sans doute, meilleur

que leur (1es muezzins) regroupement pour l'exécuter

 

388. Ceux qui ont effectué l'appel à la prière pour l'Elu le Plus Pur (Al

Muçtafâ) - que la Prière et la Marque d'Honneur de notre SEIGNEUR

soient sur lui

 

389. Sur eux (les muezzins), la Satisfaction de leur SEIGNEUR, de même

que sur tous les autres compagnons et sur quiconque a suivi leur exemple

 

390. Sont au nombre de cinq : Ziyâd, Bilâl, cUmar, Sacd, de même que Aws,

quelle magnifique élite !

391. Le premier à promouvoir un collège pour effectuer l'appel est Hishâm,

après qu'on l'eût suivi

 

392. Et il a réuni en groupe ceux qui se consacraient successivement à

l'appel à la prière

 

393. Leur nombre, durant le Califat de Hishâm, faisait trois, parmi ceux que

le Meilleur du genre humain a laissés derrière lui

 

394. Ces muezzins ont assuré l'appel pour les Califes, sauf cÂli et après,

beaucoup d'autres s'y ajoutèrent, certes

 

395. Celui qui veut effectuer l'appel à la prière doit toujours doubler les

formules, comme elles sont énoncées

 

396. Même s'il s'agit de la formule "la prière vaut mieux que le sommeil",

pour quiconque dort dans son environnement - sauf la dernière formule

 

397. Puis il répète le double Témoignage (de Foi), en le rendant plus

nerveux, en rehaussant

 

398. Sa voix par rapport à la première fois et en marquant la fin de chaque

phrase par apocope, s'y appliquant

 

399. Il est interdit de provoquer des entrecoupures entre ces formules,

même pour avertir de quelque chose par un signe

 

400. Si l'appel a été ainsi entrecoupé, il peut le poursuivre, à condition qu'il

ne se produise un long arrêt qui fait penser à ce qu'on lui substitue un

autre muezzin

 

401. Quant à l'appel renouvelé (Iqâma), il est une pratique traditionnelle qui

s'effectue par une seule personne, conformément au consensus des pieux

anciens

 

402. Aussi bien pour la personne responsable de ses actes (Mukallaf) qui

s'acquitte individuellement de sa prière que pour celui qui, par moments,

dirige une prière de femmes

 

403. Et on juge qu'il est méritoire que celui qui l'acquitte, Soit en état de

pureté légale, puis dirigé vers la KaCba et en station debout

 

404. Et qu'il prenne part à cette prière, cela fait également partie de ce qui

est méritoire, d'après eux (les érudits), sans doute

 

405. Il s'effectue pour une prière obligatoire, d'après eux (les érudits),

même s'il s'agit de rappeler plusieurs prières manquées

 

406. Certains légalisent la prière, même Si on omet délibérément l'appel

renouvelé (Iqâma) et d'autres la réfutent

 

407. Et Si une femme qui prie isolément effectue à voix basse l'appel

renouvelé, elle a fait un acte louable, d'après les justes

 

408. Car l'appel renouvelé et l'abaissement de la voix constituent pour elle,

un double acte méritoire, ne discute pas !

 

 

409. Celui qui a l'intention de faire l'appel renouvelé pour une prière et ce

pour l'Amour de son SEIGNEUR Qui procure les Grâces

 

410. N'a qu'à dédoubler, s'exprimer correctement en langue liturgique ara~

et répéter les formules de glorification (Takbîr) initiales et finales, ainsi il

sera sur la Voie

 

411. Alors, celui qui a l'intention de s'acquitter de cette prière, se tiendra

debout pendant l'exécution de cet appel renouvelé ou se lévera après,

cela dépend de ses capacities

 

LES ACTES OBLIGATOIRES DE LA PRIERES

412. Les Actes Obligatoires de la prière sont au nombre de quinze, certain

stipulent qu'ils sont seize.

 

413. Le premier est notre formulation de l'intention, le deuxième est la

formule de sacralisation (Takbîrul '1hrâm) prononcée correctement

 

414. Le troisième est la station debout qui l'accompagne, le quatrième est la

récitation de la Sourate d'Ouverture (Fâtiha), la Vénérable

 

415. Le cinquième est le laps de temps resté debout pour cette récitation (la

Fâtiha), comme cela figure dans la source

 

416. Le sixième est la génuflexion, suivi du septième qui est le

redressement qui lui fait suite, admettez et conformez-vous !

 

417. Le huitième est la prosternation, suivi du neuvième qui est le

redressement qui lui fait suite; hâtez-vous vers les mérites !

 

418. Le dixième est la formulation de l'intention de suivre pour toute

personne qui imite (l'Imâm), au début de la prière

 

419. Faites de l'enchaînement ininterrompu dans l'exécution, le onzième

puis de l'observance des moments de pause, le douzième

 

420. Faites de l'équilibre et du salut final, respectivement, les treizième et

quatorzième Actes Obligatoires et complétez

 

421. Par la position assise du salut final, de l'articulation du Hamza de la

lettre "Alîf" au "Mîm" du "Kum", comme l'a transmis celui qui est qualifié

de juste

 

LES ACTES TRADITIONNELS DE LA PRIERE

422. Quant aux Actes Traditionnels de la prière, leur nombre est symbolisé

par la valeur numérique du composé "HAYUN" (soit dix huit), d'un "HA"

dénué de signe diacritique, d'après ce qui a été rapporté par certains

d'entre eux (les Docteurs)

 

423. Ce sont : l'appel renouvelé à la prière (Iqâma), la Sourate qui suit la

récitation de la Sourate Mère (Fâtiha), d'après l'investigation

 

424. Puis notre station debout lors de sa récitation (la sourate consécutive à

la Sourate Mère), professe que ces deux derniers Actes Traditionnels sont

renforcés ; ensuite on compte la récitation à haute voix qui en fait partie

 

425. Et celle à voix basse, partout où elles conviennent, la totalité des

formules de Takbîr, sauf la première (celle de sacralisation)

 

426. Puis les deux Professions de Foi (Tashahhud), avec la prière sur le

Prophète, Possesseur des Dons

 

427. Se trouvant dans la deuxième des deux Professions de Foi

(Tashahhud), de même que les positions assises de la première et de la

deuxième, faites la distinction !

 

428. Et l'observance en plus, d'un prolongement des pauses, et d'un instant

consécutif au salut final et de même durée que lui, ensuite la

prononciation audible à accomplir

 

429. Caractérisant le salut de la désacralisation qui parachève la prière et

notre salut en réponse à l'officiant (l'Imâm) sont aussi comptés

 

430. Le mutisme du fidèle qui prie derrière l'officiant, quand celui-ci récite

audiblement, l'objet symbolique que l'on pose devant soi pour délimiter le

sanctuaire (Sitr) - ô toi l'étudiant –

 !

431. A l'usage de l'orant isolé et de l'officiant, mais le fidèle priant sous une

direction se suffit de celui qui dirige (l'Imâm) comme Sit

r

LES HEURES DE PRIERE ET LE RAPPEL DES PRIERES MANQUEES

432. Considère qu'il est obligatoire pour l'orant, de rappeler ce qu'il a

manqué au cours de la prière derrière l'officiant qui dirige

 

433. La prière du matin (Çubh) : son temps se situe, d'après les érudits de

l'aube décisive à la distinction nette (des visages)

 

434. S'il t'arrive de manquer une rakca à l'occasion de celle-ci, tu te lèves

sans prononcer alors la formule de glorification de DIEU "Takbîr" et

entames la Sourate Mère (Fâtiha)

 

435. Et une autre sourate à haute voix, sans répéter la formule

d'engagement à la piété (Qunût), sauf Si l'Imâm n'a pas observé le

moment de silence(dans le quel on effectue)

 

436. Et quant à l'espace de temps imparti pour la prière de midi (Zhuhr),

il commence quand le soleil est au zénith, jusqu'à ce qu'il y ' ait égalité

entre le profil et l'ombre qu'il projette, sans contestation

 

437. Si tu manques une rakca dans l'exercice de cette prière (Zhuhr), tu te

lèves sans prononcer la formule de glorification de DIEU (Takbîr) et

entames la Sourate Mère (Fâtiha)

 

438. Ensuite tu récites une sourate à voix basse, marques après cela la

position assise, récites la Profession de Foi (Tashahhud) et prononces le

salut final, tu feras ainsi preuve de finesse

 

439. Toutes les fois que tu auras raté deux rakca (à l'occasion de la prière

de midi (zhuhr), tu te lèves, prononces la formule de glorification (Takbîr)

et enchaînes avec la Fâtiha

 

440. Et une autre sourate à voix basse et n'observes pas la position assise,

mais plutôt tu enchaînes avec la quatrième, ainsi tu auras été conforme (à

la Tradition)

 

 

441. Si par ailleurs tu loupes trois rakca au cours de cet office, tu te lèves

sans prononcer la formule du Takbîr et entames

 

442. La Sourate Liminaire (Fâtiha) suivie d'une autre sourate, à voix basse,

ensuite tu marques la position assise, effectues la Profession de Foi

(Tashahhud), tu te lèves

 

443. Et poursuis avec une autre rakCa dans laquelle tu récites la Sourate

Mère de la Parole (de DIEU) et une autre sourate, sans marquer la

position assise

 

444. Enfin tu exécutes une autre rakCa en récitant la Sourate Mère du Coran

strictement, à voix basse, ainsi tu achèveras (la prière) sans erreur

 

445. C'est de la fin du milieu du jour à la partie de la journée où le soleil

pâlit en déclinant, que se définit le moment de notre sanctifiée prière de

l'après-midi (CAçr)

 

446. Et celle-ci se compense comme celle de midi (Zhuhr), à la lettre,

applique-toi à la méditation !

 

447. L'heure de la prière du crépuscule (Maghrib) s'étend du coucher

du soleil, jusqu'à l'évanescence absolue des dernières lueurs du jour

 

448. Si ton retard y est d'une rakCa, tu te lèves, prononces la formule du

Takbîr et récites à haute voix la Sourate Mère (Fâtiha) puis une autre

sourate

449. Mais partout où tu rateras deux rakCa dans cette prière, lève-toi

immédiatement et ne prononce pas le Takbîr, récite la Fâtiha

 

450. Et une autre sourate, à haute voix, et asseois-toi entre les deux

dernières rakca, puis prononce le salut final, sans faute

 

451. Quant à la prière du soir (CIshâ I), elle commence avec la

disparition des feux vespéraux, jusqu'au premier tiers (de la nuit), d'après

le consensus

 

452. Si ton retard dans celle-ci est d'une rakca, lève-toi sans prononcer la

formule du Takbîr, mais plutôt récite la Sourate Mère (du Coran)

 

453. Et une autre sourate, à haute voix, après cela tu t'asseois, prononces

la Confession de Foi [Tashahhud] et effectues le salut final, tu seras quitte

 

454. Si tu manques par ailleurs deux rakca dans cette prière, tu te lèves,

prononces le Takbîr et récites à haute voix la Sourate Mère et une autre

sourate

 

455. Et ne tente pas de t'asseoir entre ces deux rakca, parce que cette rakca

est la troisième, consulte pour cela celui qui est subtil

 

456. Et Si toutefois tu y manques trois rakca, lève-toi et ne prononce pas la

formule du Takbîr, mais récite la Sourate Mère

 

457. Et une autre sourate, les deux à haute voix, tu t'asseois et prononces

par la suite la Profession de Foi (Tashahhud)

 

458. Puis tu te relèves et effectues une rakca en récitant la Sourate Mère et

une autre sourate, à haute voix et ne marques pas

459. La position assise entre ces deux rakca, mais au contraire tu te relèves

pour effectuer une autre rakCa, en récitant la Sourate Mère à voix basse,

ainsi tu seras quitte

 

460. Les Docteurs chevronnés en Jurisprudence considèrent ici que le critère

de rattrapage qui, dans la prière, donne droit à une rakCa en cours,

conformément à ce qui est établi, consiste

 

461. En ce que l'orant arrive à appuyer les mains sur les genoux, en même

temps que l'officiant (l'Imâm) que l'on suit

 

462. Quant à l'orant qui n'a pas participé à l'acte de génuflexion, il perd

cette rakCa à coup sûr

 

463. Et dis à l'orant qui arrive dans la prière au moment du dernier

Tashahhud de son officiant : "lève-toi et recommence ta prière !"

 

LES PRIERES SUREROGATOIRES

464. Ils (les érudits) ont accrédité avec force la prière surérogatoire de six

ou de deux rakca après la prière du crépuscule (Maghrib), d'après le

Meilleur Prophète

 

465. Et la prière surérogatoire de quatre rakca avant et après la prière de

midi (zhuhr), puis celle de quatre avant la prière de l'après-midi (CAçr)

mais non après

 

466. Il est méritoire de rendre hommage à la mosquée, par l'exécution de

deux rakca, selon l'avis de toute autorité

 

467. La prière surérogatoire du witr, qui suit les douze rakca

(surérogatoires) après la prière obligatoire du soir (CIshâ') est "renforcée",

comme on l'atteste

 

468. Et elle est la plus renforcée de toutes les pratiques traditionnelles, aux

yeux de la plus grande majorité des jurisconsultes, selon l'opinion la plus

célèbre de la communauté

 

469. Les deux rakca surérogatoires de l'aube (Fajr) sont des plus désirables

comme l'ont souligné les promoteurs des écoles juridiques

 

470. La prière surérogatoire de six, de deux, ou de huit rakca effectuée en

pleine matinée, est une pratique bénie par le CLEMENT

 

471. La prière surérogatoire s'effectue audiblement selon qu'on est dans la

nuit et silencieusement selon qu'on est dans le jour

 

472. Il est blâmable, de la prière du matin (Çubh) au point du jour, de

parler - dis - à plus forte raison de dormer

 

473. Si tu effectues en assemblée la prière du matin (Çubh) et restes su

place pour mentionner le NOM de DIEU, en signe d'adoration

 

474. Jusqu'au lever de l'aurore, tu seras alors à l'instar de celui qui s'est

acquitté des pèlerinages majeur et mineur

 

 

 

 

LE JEUNE

475. Les deux actes obligatoires du Jeûne consistent en la formulation

parfaite de l'intention et en notre abstention de tout ce qui rompt le jeûne

de connu

 

476. Ses Actes Traditionnels sont au nombre de trois - ô toi l'intelligent ! - à

savoir : le fait que nous hâtions la rupture après le coucher du soleil

 

477. Deuxièmement, prendre le plus tardivement possible le dernier repas

de la nuit ; troisièmement, préserver la langue du bavardage

 

478. Il est méritoire de jeûner pendant sept Jours, j'entends ceux-là qui

tournent d'une année à l'autre, à savoir:

 

479. Le neuvième du douzième mois lunaire (Dhûl Hijja), le vingt septième

du septième (Rajab), le troisième et le dixième du premier mois

(Muharram), fais le compte!

 

480. Et le vingt cinquième du onzième mois (Dhûl Qicda), le quinzième du

huitième mois (shacbân) et le huitième du douzième (Dhûl Hijja), référezvous

à notre éclaircissement!

 

481. Celui qui s'attache à les jeûner tout le temps, obtiendra la réalisation

de tous ses voeux

 

482. Et Malick, notre Imâm, s'attachait à jeûner un nombre de jours

équivalent à la valeur numérique de la lettre "Jîm" (soit trois jours), dans

chaque mois

 

483. Ce qui, avec leur multiplication par dix dans la Mansuétude du

MAJESTUEUX, s'assimile à un jeûne permanent

 

484. Il est méritoire de jeûner tout le septième mois lunaire (Rajab), de

même que tout le premier mois (Muharram), d'après la preference

 

485. Et également les neuf premiers jours du douzième mois (Dhûl Hijja),

de même que tout le huitième mois (ShaCbân), cela est établi chez les

érudits

 

486. Ils sont unanimes sur la précellence du dixième jour (CÂshûrâ) (du

premier mois lunaire) sur la veille qui est le neuvième (Tâsûcâ)

 

487. Du fait qu'il procure plus de récompenses ; attachez-vous donc à les

jeûner tous, tout le temps

 

488. Et on a établi des pratiques à y effectuer. Leur nombre est équivalent à

la valeur numérique du composé alphabétique "YABUN", soit douze (Yâ =

10; Bâ =2), d'après ce qu'on a rapporté

 

489. A savoir le jeûne, la prière, la visite aux parents, le bain lustral, la

dépense en aumône, la coupe des ongles, l'usage du collyre (fait de

poudre d'antimoine)

 

490. Aller voir un malade, rendre une visite de courtoisie à un érudit,

caresser la tête d'un "Yatîm" musulman

 

491. La récitation de la Sourate "La Foi Exclusive" (Ikhlâç), mille fois de

suite, et offrir un régal à nos familles, cela est retenu de la source

492. Le bain lustral qu'on y effectue éloigne, dit-on, les maladies

l'application de la poudre d'antimoine préserve de la cécité

 

493. Le régal que nous offrons à la famille fait prospérer nos biens, par la

Volonté du BIENFAITEUR

 

494. Puis le jeûne - soyez réfléchis! - ne consiste pas seulement à s'abstenir

de manger, selon les considerations

 

495. Car, que de jeûneurs, parmi les gens, qui n'auront de leur jeûne que la

faim!

 

496. Il n'y a de jeûne que lorsque tous les membres s'abstiennent de tout ce

qui est susceptible de conduire l'individu à l'erreur

 

497. Abstenez-vous de tourner le regard vers ce qui est prohibé, de vous

diriger vers cela, de l'écouter et de le dire

 

498. Puis de toute mauvaise pensée, au même titre que votre abstention du

manger et du boire bien connue

 

499. N'abusez ni du dernier repas de la nuit, ni du repas de la rupture,

durant votre jeûne, de peur de vous voir privés des recompenses

 

500. Car quiconque se gave d'aliments, se remplit le ventre d'une quantité

abusive de boisson, et se met à dormir

 

501. Celui-là s'assimile à un animal, car des profits immenses lui

échapperont et il subira un peril

 

502. Certains (des jeûneurs) mangent comme des taureaux au moment de

la rupture et au moment de prendre le repas de l'aube

 

503. Jusqu'à ce que leur ventre pèse lourd et que leur coeur s'obscurcisse et

se détourne

 

504. De la mention des NOMS Sublimes de leur SEIGNEUR, ils se targueront

certes d'avoir jeûné, alors qu'ils n'obtiendront du jeûne, même pas la

récompense d'un filament au Jour de la Résurrection

 

505. Puisse DIEU nous préserver de la perdition et de tout ce qui est nuisible

dans le temps

 

506. Puis, des choses qui se sont produites particulièrement lors du dixième

jour (CÂshûrâ) du premier mois lunaire, ont été racontées par celui qui

sait

 

507. C'est le jour où notre SEIGNEUR a absous l'Ancêtre de Ses êtres

humains, en l'occurrence ADAM, le premier Prophète

 

508. C'est en ce jour que l'Arche bien connue (de NOE) s'immobilisa net sur

le mont Jûdî

 

509. C'est en ce jour que la Mer Rouge se fendit en la faveur de MOISE et

c'est en ce jour que naquit JESUS

 

510. C'est en ce jour que Pharaon fut noyé et c'est le jour de la délivrance

du célèbre JONAS des entrailles de sa baleine

511. Puis c'est le jour où son repentir (JONAS) fut accepté par notre

SEIGNEUR, le TRES-CLEMENT; de même c'est le jour de la sortie de notre

très honorable JOSEPH

 

512. De son puits et c'est le jour de la délivrance de Son Ami (ABRAHAM) du

feu et il fut sauvé

 

513. Et c'est le jour de l'ascension de l'éminent IDRISS (ESDRAS) et de celle

de Son Esprit Saint, le très pieux JESUS

 

 Et c'est également le jour où notre SEIGNEUR accepta le repentir de

DAVID en lui accordant la Rédemption de tout ce qu'il avait commis

 

515. Sur eux la Paix et le Salut (de DIEU) - c'est le jour où l'on procède à

l'habillement de Son Temple Sacré

 

L'AUMÔNE LEGALE

516. Quant à l'Aumône Légale, on compte ses Obligations au nombre de

quatre, retenez-les toutes

 

517. A savoir : notre intention, le terme de l'échéance (un an révolu), le

bien doit atteindre la base imposable, le non transfert de la donation, le

compte y est

 

518. Ensuite on fait mention qu'elle (l'Aumône Légale) a de Bons Usages, au

nombre de trois, qui procurent des profits

 

519. C'est de s'en acquitter de bon gré, qu'elle soit prélevée sur la qualité

moyenne du bien imposable, cela est evident

 

520. Troisièmement, de ne pas faire la donation aux yeux des gens par

crainte de l'ostentation qui conduit à l'imperfection de sa piété (celle de

l'exécutant)

 

521. L'Aumône de la rupture du Carême se prélève à raison d'un "çâCa"

comme institution canonique de l'Elu incombant à chacun de vous et à

celui qui vit sous votre tutelle

 

522. Parmi les musulmans, sur la nourriture dominante de l'époque et est

remise à un pauvre musulman de condition libre

 

523. Elle est destinée à huit catégories de personnes dont le détail figure

dans le Coran

 

524. A savoir : à celui qui est pauvre, au misérieux, puis au fonctionnaire

qui l'administre (la zakât), au sympathisant à la cause de l'Islâm, comme

cela figure dans le Coran

 

525. Comme rançon au captif qui veut s'affranchir, à l'endetté qui veut se

libérer, à celui qui oeuvre dans la Voie de DIEU et à l'étranger de passage

qui professe la Bonne Voie

 

526. Il est recommandable de s'acquitter de l'Aumône de la rupture dans

l'intervalle de temps allant du lever de l'aurore jusqu'avant d'aller à la

prière (de l'Aid el Fitr : Fête de Rupture), d'après les érudits

 

527. Il est blâmable de la retarder jusqu'après le lever du soleil, de même

que d'excéder les mesures réglementaires établies et ce, sans équivoque

528. La Recommandation (de l'Elu) de protéger vos biens (en acquittant

l'Aumône Légale), de guérir vos maladies (par la Charité) et de

s'immuniser contre les calamités (par les invocations et prières) est une

sentence connue

 

LE PELERINAGE

529. Les Actes Obligatoires du Pèlerinage, selon les Maîtres, sont au nombre

de quatre : la formulation de l'intention en est le premier, dans la

stipulation

 

530. Ensuite, la procession circumambulatoire autour de la Kacba (Tawâful

'Ifâda) est comptée deuxième de ceux-ci, selon la source la plus appréciée

 

531. Et la course rituelle entre Çafâ et Marwa est le troisième parmi ces

actes, sans aucun doute

 

532. Puis la station de cArafa - soyez attentifs ! - est le quatrième des

quatre, cherchez donc à vous instruire

 

LES ACTES TRADITIONNELS

533. Ses Actes Traditionnels, chez les Maîtres, sont au nombre de douze,

selon l'avis de celui qui est versé en jurisprudence

 

534. Quatre d'entre eux se déroulent lors de la sacralisation (Ihrâm) ; celui

qui accomplit bien son pèlerinage s'en acquitte

 

535. La lotion générale introduisant la sacralisation, suivie du fait de se

débarrasser de tout vêtement cousu

 

536. Si ce n'est le port rituel du pagne (Izâr) et du manteau de sacralisation

(Ridâ) auxquels s'ajoute une paire de sandales ; attachez-vous à La

Droiture !

 

537. Et le quatrième des quatre, lors de la sacralisation, est la formule dite

Talbiya, sous forme d'énonciation

 

538. Concernant la tournée rituelle autour de la Kacba(Tawâf), on compte

quatre de ceux-ci (les Actes Traditionnels) qui lui reviennent à savoir : la

marche, le baisement (de la pierre noire) par la bouche ou par les mains

 

539. L'allure assez rapide de la marche des hommes dans les trois premiers

tours et la formulation des voeux consécutive à la tournée

 

540. Quatre autres sont rattachés à la course rituelle (SaCy) (entre Çafâ et

Marwa) : le baisement à nouveau de la pierre noire en quittant la

Mosquée sacrée pour Çafâ Si elle (la pierre noire) est accessible

 

541. Le deuxième de ces quatre est, selon l'avis de l'exemplaire, la montée

sur les collines de Çafâ et Marwa

 

542. L'accélération de l'allure des hommes, à la hauteur de "Batnul Masîl"

est le troisième de ces derniers, selon l'avis du pertinent

 

 

 

543. Les voeux que le pèlerin formule - sans limite fixée à sa prière –au -

dessus de ces collines (Çafâ et Marwa) constituent le quatrième de ceuxlà,

méfiez - vous de l'erreur !

EPILOGUE

544. Le Pèlerinage affranchit l'homme de l'ensemble de ses péchés et du

reste de ses vices

 

545. Mais ceci ne concerne pas les droits dûs à un musulman et les prières

omises

 

546. Ainsi que l'expiation obligatoire venant d'un Jeûne de Ramadan ou d'un

serment de Zhihâr bien établi

 

547. Et on rapporte que tout péché commis dans l'intervalle d'un Pèlerinage

Mineur à un autre, est expié

548. Un Pèlennage agréé (Mabrûr) n'a d'autre récompense que le Paradis,

d'après ce qui est publié

549. C'est celui qui est exempt de tout Ma'tham, qui signifie péché, c'est

lavis de ceux qui savent

 

550. Et on dit plutôt que Mabrûr est traduit par accepté, telle est la version

que nous rapportons

 

551. Et c'est le Pèlerinage exempt de polémiques et au cours duquel le

pèlerin offre de la nourriture

 

552. C'est également celui au cours duquel on accomplit tous les rîtes et

s'arrête à chacune des stations de recueillement bien connues

 

553. Telles que l'emplacement sacré dit MashCaril Harâm, puis on parfait et

accomplit les actes obligatoires et traditionnels

 

TROISIEME SECTION

LES PARTIES DE LA RELIGION DE CELUI QUI RESSUSCITE OU

CHAPITRE SUR LE SOUFISME QUI MENE A LA CONNAISSANCE

GNOSTIQUE

554. Votre Perfection Spirituelle consiste à adorer le MAITRE DES

BIENFAFIS, comme Si vous Le voyiez de face

 

555. Car Si vous ne Le voyez pas, pourtant il vous voit, donc contemplez -

Le en L' adorant !

 

556. La définition du Soufisme chez Ghazâli, c'est le dépouillement de nos

coeurs, pour le MAIIRE TRES PROCHE (Al Wâlî) exclusivement

 

557. En méprisant tout ce qui n'est pas Lui, intérieurement et

extérieurement. Puisse DIEU nous diriger dans la Bonne Voie!

 

558. La première des obligations d'un novice (murîd), c'est de se prémunir

de son viatique qui est la Profession de l'Unicité Divine (Tawhid)

 

559. Avant qu'il n'aspire à la retraite spirituelle, ne s'adonne à la répétition

des NOMS de DIEU dans l'isolement et n'effectue la Guerre Sainte

 

560. Qu'il s'affilie plutôt à la Doctrine des Hommes de la Tradition de l'Elu de

DIEU et du Consensus, car cela est une garantie

 

561. Car les ténèbres de l'innovation blâmable sur les dogmes, dissipent les

lumières qui mènent vers le GUIDE

 

 

562. Après cela, le novice doit se prémunir d'un savoir qui authentifie ses

Obligations Divines individuelles, d'après ce qu'ils ont mis à jour

 

563. Telles que la Purification Légale, le Jeûne, la Prière, le Pèlerinage à la

Maison Sacrée de DIEU et l'Aumône Légale

 

564. Ensuite il s'engage, s'il veut accéder à DIEU, entre les mains d'un

parfait Maître Spirituel qui suit les Traces de l'Envoyé de DIEU

 

565. Ainsi ce dernier (le Maître Spirituel) le guidera par le savoir et

l'adoration, de même qu'il l'éduquera au renoncement des usages

communs (CAda)

 

566. Celui qui s'aventure dans les jungles du Soufisme, sans la compagnie

d'un parfait Maître Spirituel

 

567. S'enfonce à coup sûr dans les profondeurs du péril et il n'y tirera

jamais au grand jamais du profit

 

568. Car, il sera guidé par Satan, l'Ame Charnelle et la Passion Profane,

comme ils (les Maîtres Spirituels) l'ont enseigné

 

569. Et celui qui plonge dans l'océan de la Vérité Divine (Haqîqa). sans

emprunter le navire de la Législation Islamique (SharîCa), sa folie est

évidente

 

570. Et celui qui s'écarte de la voie de la Communauté (des Gens de la

Tradition et du Consensus), sans la direction éclairée d'un guide, ne

réalisera pas le Salut

 

571. Car dans les édicules de la route, le pèlerin qui voyage la nuit craint de

sombrer dans l'égarement ou dans le peril

 

PREAMBULE

572. Ô vous les jeunes ! prenez garde - puisse le BIENFAITEUR vous

conduire dans la Bonne Voie –

 

573. Que la Coutume Sacrée de notre Prophète, l'Intègre - sur lui la

Meilleure Prière à tout moment

574. A failli de peu être à l'image d'une maison désuète, en ce temps

présent, à cause de la disparition des orthodoxes authentiques

 

575. Et cette dernière a été suivie par les expériences (éducation) des

Maîtres Spirituels qui possédaient la Droiture, la Lumière et la Fermeté

(dans la science)

 

576. Car on a abandonné l'étude des vestiges des Pieux Anciens, à cause

des innovations blâmables légalisées par les successeurs

577. Hâtez-vous de plein gré vers la quête de la science et ce, pour la FACE

de DIEU

 

578. Et quiconque vous détourne de rechercher le savoir, celui-là est un

lieutenant de Satan, le Coupable Maudit

 

579. Et dans tous les actes de corruption qu'il aura commis, DIEU, le

MAJESTUEUX, lui réglera son compte le Jour de la Rétribution et de la

Terreur

580. Car celui qui empêche en ce temps présent les gens de s'instruire,

celui-là appelle

 

581. A l'innovation exécrable; car la pratique qui n'est pas inspirée par la

science, est entachée d'imperfection

 

582. La science et la pratique sont deux joyaux précieux qui engendrent le

bonheur des deux mondes

 

583. Le plus noble de ces deux principes est la science qui est une priorité,

comme cela apparaît dans la Sentence de l'éminent

 

584. Car celui qui agit en marge de la science, son action se présente

comme une poussière en dispersion

 

585. Et celui qui a acquis la science et ne l'applique pas, celui-là est un âne

chargé

 

586. Ô vous la jeune génération ! recevez de ma part un conseil qui dirige

ceux qui l'acceptent

 

587. Recherchez le savoir pour la FACE de DIEU et non par rivalité et

ostentation

 

588. N'ayez pas l'intention par lui d'attirer les gens, non plus de dominer

(surpasser) votre generation

 

 

589. Celui qui recherche le savoir pour les raisons sus - mentionnées, son

action contribue à la destruction de sa piété

 

590. Et il aura ainsi troqué sa vie de l' Au - Delà contre ce Bas - Monde et

gaspillé ses efforts, quelle vaine action!

 

591. Car le marché qu'il avait conclu est perdu et sa transaction est un

commerce sans profit

 

592. Et celui qui le lui a dispensé l'a certes aidé dans sa désobéissance

593. Il partagera avec lui le mal, à l'instar de celui qui vend un sabre aux

malfaiteurs

 

594. Ayez quatre objectifs au début de la recherche du savoir, afin d'obtenir

le salut par la Droiture

 

595. Le premier, c'est de sortir de l'ignorance ; le second, d'être utile aux

créatures du POSSESSEUR DE LA MAJESTE

 

596. Le troisième, de vivifier les Sciences Religieuses ; et le quatrième,

l'application de la Science

 

597. Notre Maître Zarrûq a composé le distique qui éduque celui qui possède

un entendement

 

598. Celui qui recherche le savoir pour se mesurer aux jurisconsultes, bu

pour engager une polémique avec les sots

 

599. Ou bien pour obtenir du prestige auprès des gens, sera l'hôte de l'Enfer

et connaîtra la déchéance

600. On compte parmi les Règles de Bonne Conduite de celui qui étudie, le

fait d'éviter de porter préjudice à un musulman

 

601. On compte parmi elles, le fait que ce dernier (l'étudiant) soit

persévérant dans ses pratiques obligatoires et dans celles qui sont

consolidées

 

602. Et le fait qu'il ne retarde point l'exécution d'une prière au-delà du

temps fixé, sans excuse valuable

 

603. Et le fait qu'il Soit généreux tout le temps à dispenser son savoir, fait

également partie des Règles de Bonne Conduite

 

604. Et quiconque se montre avare de son savoir, sera éprouvé avant sa

mort

 

605. On compte aussi parmi elles (les Règles de Bonne Conduite), le fait

qu'il respecte sa science en honorant ce qu'il a appris

 

606. Il n'est pas concevable de sa part, qu'il pose un livre, une tablette, ou

une feuille par terre

 

607. Partout où il reviendra des latrines, après satisfaction des besoins

naturels et après s'être nettoyé à l'eau

 

608. Et qu'ensuite il veuille toucher un livre, il se lave les mains, par

preference

 

609. Ou fait ses Ablutions, et ensuite il prend le livre en lui vouant

considération et respect, ainsi il obtiendra des recompenses

 

610. On compte parmi les Règles de Bonne Conduite, de respecter, de servir

et d'honorer son maître

 

611. Car on dit que le bonheur de celui qui étudie dépend de la

considération qu'il voue aux maîtres érudits

 

612. Et on compte parmi les conditions de la recherche du savoir, six

qualités qui engendrent la Droiture

 

613. La première est le fait de supporter une faim moyenne à l'instar du lion

et la deuxième - puisse DIEU vous préserver de commettre des fautes

614. Est l'endurance de la durée de l'attente (assise) durant les cours

comme un vautour et ce, dans les desseins d'obtenir la satisfaction de

l'enseignant

 

615. La troisième est le fait d'être passionné dans l'acquisition des

connaissances à l'instar de l'avidité du chien sur l'objet de son désir

 

616. La quatrième, c'est la douceur à l'image du chat ; la cinquième, la

constance dans l'abstinence

 

617. Des femmes, qui détournent la force de décision spirituelle, à l'instar

de celle sans souci du porc

 

618. Et la sixième est la patience devant l'humiliation tout le temps, comme

celle de l'âne ; intéressez-vous à une telle correction!

EXHORTATION AU COMBAT DE L'AME CHARNELLE

619. Efforcez-vous - ô jeunes gens ! - au combat contre l'âme charnelle,

ainsi vous gagnerez Demain le Paradis en contrepartie

 

620. Celui qui ne lutte pas contre son âme charnelle, celui-là n'obtiendra pas

les mérites qui en découlent (de cette lutte

 

621. La définition de la volonté (Irâda), selon l'avis des Maîtres, c'est

l'abandon par le novice spirituel (murîd) de ce qui relève des usages

communs

 

622. Puis, son retour à sa coutume profane avant sa conjonction spirituelle

est (aux yeux des Soufis) comme une apostasie

 

623. Celui qui se consacre à la lutte contre son âme charnelle sera un

bienheureux durant son séjour dans la tombe

 

624. Ensuite, Si vous entreprenez le combat spirituel, commencez par

quatre, soit la valeur numérique de la lettre "Dâl", parmi les ennemis

 

625. Et un tel combat - je le jure par ma vie ! - est la plus Grande Guerre

Sainte, conformément à l'information que nous avons tenue d'eux (les

Maîtres Spirituels)

 

626. A savoir : l'Ame Charnelle, le Bas - Monde, Satan le Maudit et la

Passion Profane, chacun d'eux est un ennemi irréductible

 

627. Il revient à chacun d'eux (les ennemis) une geôle et une arme ; par

conséquent, incarcérez-les et brisez-les et vous serez sauvés

 

628. L'Ame Charnelle quant à elle, est emprisonnée par une faim

longuement endurée et elle n'a pas d'autre entrave connue en dehors de

celle-ci

 

629. Quant à son arme avec laquelle elle détourne l'adorateur de la Bonne

Voie, c'est l'assouvissement de la faim

 

630. Le cachot de ce Bas - Monde est la retraite dans la science et la

pratique religieuse, pour la FACE du POURVOYEUR DE L'ENTENDEMENT

 

631. Quant à son arme avec laquelle il nuit, c'est la fréquentation sans profit

 

632. Et la prison de Satan est, sans divergence, la répétition des NOMS de

DIEU, Celui Qui protège et Qui procure de la quietude

 

633. Quant à son arme avec laquelle il attaque un novice spirituel, c'est la

negligence

 

634. Et la cellule de claustration de la Passion Profane, c'est le silence sur ce

qui ne renferme ni profit, ni bienfait

 

635. Quant à son arme avec laquelle elle assaillit une personne, c'est le

bavardage sur des choses vaines

 

 

 

 

 

LES MEMBRES

636. Puis préservez les membres, à savoir : le ventre, la langue, le sexe, les

pieds, les yeux, les mains

 

637. Le septième, c'est les oreilles ; quiconque les garde tous de la

désobéissance, sera favorisé

 

638. Chacun de ces membres est en face d'une porte des étages de l'Enfer,

d'après la source autorisée

 

639. Et celui qui se consacre constamment à les préserver, n'entrera par

aucune de ces portes, d'après ce qui est rapporté

 

640. Et celui qui transgresse toujours les Ordres de son SEIGNEUR par un

membre, la porte correspondante sera celle de son châtiment dans l'Au -

Delà

 

641. Et chacun d'entre vous sera interpellé sur ce dont il avait la

responsabilité, comme il est dit dans une logia de celui qui a compris

 

LE VENTRE

642. Quant au ventre, préservez-le de la consommation de ce qui est illicite

et douteux et ce, sans cesse

 

643. Et persévérez dans la recherche de ce qui est licite, c'est ce qui

satisfait le POSSESSEUR DE LA MAJESTE

 

 

644. Et luttez dans la pondération, quand vous disposez d'un repas, contre

la satiété, car elle est à la base de l'illusion séductrice

 

645. Car l'assouvissement d'une personne dans ce qui est licite est à

l'origine de tout préjudice, dans tous les cas

 

646. Il en découle des préjudices qu'on ne peut dénombrer, dont six seront

évoqués ici, pour mémoire :

 

647. La sécheresse des coeurs, la corruption des esprits, l'affaiblissement de

la mémoire, garante de la fidélité dans la transmission

 

648. L'alourdissement des membres, empêchant l'adoration et l'acquisition

des sciences qui renferment des profits

 

649. Et l'assouvissement (de la faim) aide Satan et aiguise les plaisirs

également, méfiez-vous donc des vices!

 

650. Et la recherche de ce qui est licite est un devoir qui incombe à tout

musulman, sans illusion

 

651. Ni la science, ni l'adoration ne sont profitables avec la consommation

de choses illicites, selon les Maîtres

 

652. Gardez-vous donc de consommer tout ce dont vous êtes certains du

caractère illicite ou dont vous doutez de la licéité

 

653. Et contentez-vous de prendre une quantité de nourriture qui vous

permet tout juste de tenir sur les reins, en vue d'adorer le SEIGNEUR

 

 

 

654. Certes la nourriture est agréable au manger, mais elle devient après la

digestion, de sales excréments

 

LA LANGUE

655. Quant à la langue, préservez-la toujours de huit infirmités - que la

Bonne Guidée vous soit accordée ! –

 

656. A savoir : le mensonge, la médisance, la polémique, la controverse, la

moquerie

 

657. Manquer à sa promesse, les écarts de langage des créatures, se louer

soi-même, selon la Parole (le Coran) de la VERITE (DIEU)

 

 

658. Car les Propos du SEIGNEUR dans celle-ci (la Parole) ne sont point

équivoques dans la sourate "Les Etoiles" (s.53 V.32) "Ne vous louez pas.)

 

659. Et d'autres (infirmités) en dehors de celles-ci, comme la plaisanterie et

le fait de prononcer à l'encontre de quelqu'un l'anathème et la malediction

 

LE SEXE

660. Préservez les sexes ! ne vous accouplez pas avec une partenaire autre

que celle qui est licite, cessez de vous réjouir d'elle

 

661. Par le dialogue sensuel, l'attouchement, le contact corporel, l'écoute de

sa voix ou par le regard

 

662. Celui qui n'est pas à même d'échapper à de telles pratiques, ne pourra

jamais préserver son sexe, partout où il se trouve

 

663. Méfiez-vous d'avoir des penchants pour les femmes, car celles-ci sont

les pièges de Satan

 

664. Contentez-vous de ce qui est licite pour vous plutôt que de ce qui vous

est illicite

 

665. Réservez votre préférence aux splendides Houris qui sont créées à

l'instar de la lueur blanche des flambeaux, sinon mieux, comme la

blancheur des pleines lunes

 

666. Leur corps est fait d'ambre gris, de musk et de camphre, avec leur

déhanchement élégant en merchant

 

667. Si l'une d'elles avait seulement craché sur la terre, l'odeur de cette

salive s'exhalerait tellement qu'on la glanerait

 

668. Les mers et les puits finiraient par se transformer en miel, c'est ainsi

que l'ont raconté les savants

 

LES PIEDS

669. Préservez vos pieds de la marche vers ce qui est illicite, ou pour vous

render

 

670. Chez les sultans qui sont injustes, sauf en cas de force majeure, selon

l'évidence

 

671. Car cela constitue une marque évidente d'humilité et d'honneur qu'on

leur rend, or ceci est une pratique execrable

 

672. Et Il (DIEU) a, quant à Lui Exalté soit – Il ! - ordonné de ne point se

pencher vers eux et a lancé pour cela un avertissement

 

673. Celui qui marche vers eux à cause de leurs biens, marche vers l'illicite

qui est la source de leur trésor

 

674. S'humilier devant un riche vertueux fait perdre les deux tiers de la Foi

à toute personne vertueuse

675. Quant à l'humilité auprès d'un injuste, elle n'épargne rien du tout de la

Foi, logiquement

 

676. Et ne marchez jamais sauf Si c'est vers ce qui est agréé et préféré

auprès de DIEU

 

677. Comme marcher pour effectuer une mission de bons offices sur un

malentendu, pour aller à la mosquée ou pour régler une dette

 

678. Quiconque ne garde pas ses pieds de marcher vers l'objet de sa

passion, sera couvert de déshonneur dans les deux mondes

 

LES YEUX

679. Préservez les yeux - ô vous les jeunes gens ! - de se diriger vers les

interdictions que le BIENFAITEUR a intimées

 

680. Comme regarder les parties pudiques, ou un musulman par un regard

qui le gêne et non un coupable

 

681. Au contraire, il est obligatoire, d'après la Législation, de lui (le

coupable) mener une guerre froide, dans les desseins de lui rendre

service pour le repêcher

 

682. Il est prohibé de jeter un regard de mépris ou de menace, de même

que de repousser (quelqu'un) avec dureté

 

683. Un regard voluptueux sur un aspect gracieux et (le regard) sur les

tares d'un musulman

 

684. Et il est également prohibé de jeter un regard sur le document de son

prochain, sans son autorisation, attachez-vous aux convenances!

 

685. Celui dont le regard est maléfique (Al Câ'inu) est toutefois,

juridiquement, responsable des méfaits causés par son regard, comme

certains juristes l'ont soutenu

 

686. Mais on assigne obligatoirement à résidence le sujet réputé pour le

maléfice de son regard (Al miCyânu), par crainte du mal qu'il inflige

LES MAINS

687. Préservez vos mains de tout ce qui appartient à un musulman, qu'il

s'agisse de son sang ou de ses biens

 

688. Et évitez d'écrire avec elles une indécence que la langue se refuse de

prononcer et qui est vulgaire

 

689. Avec elles, ne violez point par perfidie le dépôt d'autrui ou la

confidence d'un autre

690. Et évitez également de toucher avec elles une femme avec qui vous

n'avez aucun lien licite. Puisse DIEU vous préserver des vices!

 

LES OREILLES

691. Préservez les oreilles, en vous gardant d'écouter avec elles les

innovations blâmables et les turpitudes

 

692. Telles que l'ingérence dans les affaires d'autrui, les futilités, la

médisance et tout propos non fondé

 

693. Ne pensez pas que le châtiment du péché de la médisance s'inflige

strictement à son auteur

 

694. Il est dit dans sa Sentence (le Prophète) - sur lui la Prière de son

SEIGNEUR, sur sa famille toute entière et sur ses compagnons – que

 

695. Celui qui écoute la médisance s'associe à l'auteur de celle-ci dans ce

qu'il entend

 

696. Et quiconque dispose inutilement ses oreilles à ses caprices, en verra

Demain les consequences

 

697. Sachez que les membres déposeront Demain contre vous ; hâtez-vous

donc dans la Bonne Voie!

 

698. Le VIATIQUE DE LA JEUNESSE prend fin, par la louange du SOUVERAIN

DU GENRE HUMAIN, le JUGE SUPREME

 

699. Et que Ses Prières soient tout le temps sur le Prophète, sur sa famille

et sur ses compagnons

Combien Glorieux est ton SEIGNEUR ! SEIGNEUR de la TOUTE-PUISSANCE,

se dérobant à tout ce qu'ils imaginent - Paix 5W les Envoyés - Louange à

DIEU, MAITRE DES MONDES.

S37 V180 à 182 –

 

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